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Un policier de Schefferville aurait intimidé la population

Schefferville.
Schefferville Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Des témoins ont dénoncé les agissements d'un agent de police de Schefferville au cours de cette troisième journée d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec, qui se déroule à Maliotenam. D'autres cas de violence policière ont également été signalés.

Un texte d'Alix-Anne Turcotti

Lise Dominique, intervenante à la maison des femmes de Schefferville, a raconté qu’un policier de la Sûreté du Québec, qui aurait posé des gestes d’intimidation, était craint par la population de Schefferville.

Les faits se seraient déroulés entre 2014 et 2015.

Une fois, une dame m’a raconté qu’il avait arrêté son fils, juste parce qu’il fumait dans la rue. Il l’a mis en prison une journée. Les gens faisaient juste marcher et il les arrêtait.

Lise Dominique, citoyenne de Schefferville

Lise Dominique a tenté de faire des démarches contre ce policier, mais elle a expliqué à la Commission qu’elle ne savait pas à qui s’adresser et qu’elle avait peur des représailles.

Par la suite, des témoignages anonymes ont été lus devant la Commission. Les auteurs ont également accusé ce policier d’avoir mal agi envers eux.

Lise Dominique et Conrad Gérald André témoignent à la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec. Lise Dominique et Conrad Gérald André témoignent à la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec. Photo : Radio-Canada

Autre cas de violence

Le conjoint de Lise Dominique, Conrad Gérald André, a raconté avoir été attaqué par cinq policiers de la Sûreté du Québec, alors qu'il n'acceptait pas ses conditions de remise en liberté, à la suite d’une arrestation.

L'homme de Kawawachikamach a dit aux policiers qu'il préférait aller s'acheter « une douze de bière et revenir en dormir prison ».

Des propos qui auraient été mal interprétés par les autorités qui auraient cru qu'il voulait s'acheter « un douze », donc une arme.

Ils m'ont rentré dans la cellule. J’ai essayé de me défendre, ce n’était pas pour les battre, c'était juste pour me défendre, rien de très agressif.

Conrad Gérald André, citoyen de Schefferville

Conrad Gérald pense qu'au moment de son arrestation, il avait déjà l'impression que les policiers le traitaient différemment parce qu'il était autochtone.

Il espère que son témoignage à la Commission fera changer les choses.

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