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Parc éolien Apuiat : nouveau souffle dans les négociations entre Québec et les Innus

Parc éolien et coucher de soleil
L'impasse perdure depuis plus de deux ans au sujet du projet de parc éolien Apuiat. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Les négociations semblent s'intensifier entre les Innus et le gouvernement pour dénouer l'impasse qui perdure depuis maintenant plus de deux ans au sujet du projet de parc éolien Apuiat.

Un texte d'Hugo Lavallée, correspondant parlementaire à Québec

Québec et la nation innue avaient annoncé la conclusion d’un partenariat pour la mise en place d’un parc éolien de 200 mégawatts en 2015, mais aucun contrat n’a encore été signé avec Hydro-Québec, à qui sera vendue l’électricité produite.

Selon nos informations, le désaccord porte essentiellement sur le prix de vente de l'énergie.

Déjà, en février 2016, dans une lettre envoyée au ministre de l'Énergie de l'époque et obtenue par Radio-Canada, quatre chefs de la nation innue indiquaient : « Toutes les clauses non monétaires sont à toutes fins utiles réglées et un projet de contrat en version presque finale pourra être produit dès cette semaine. »

« La discussion sur le prix a cependant amené chez les Innus la plus grande surprise, alors qu'Hydro-Québec a adopté une position indiquant qu'ils étaient prêts à acheter l'énergie la moins chère possible », poursuivait la lettre. Selon ses signataires, « les particularités découlant de la nature d'un contrat avec une nation autochtone sont évacuées du contrat, pour ne refléter qu'un projet énergétique dans sa plus simple expression ».

Hydro veut une entente « compétitive »

En entrevue à Radio-Canada, le porte-parole d'Hydro-Québec a assuré que les discussions se déroulaient « de bonne foi de toutes parts ». Il a réitéré les grands principes qui guident la société d'État dans le cadre de la négociation actuelle.

Ce qui est important pour nous, c'est d'arriver à une entente compétitive, et quand je dis compétitive, c'est par rapport évidemment à nos prix de production et à ce qu'on peut en faire, soit sur les marchés d'exportation, soit sur le marché québécois.

Serge Abergel, chef des Affaires publiques et Médias chez Hydro-Québec

Il explique qu'à l'heure actuelle, le coût moyen de production du parc hydroélectrique d'Hydro-Québec est de 2,1 cents le kilowattheure. Le prix moyen d'exportation sur les marchés frôle pour sa part les 5 cents le kilowattheure.

« Évidemment, tout approvisionnement qui se fait au-delà du coût moyen de production de notre parc hydroélectrique va exercer une pression sur le bénéfice de l'entreprise et éventuellement sur les dividendes » que l'entreprise verse au gouvernement et qui « servent à financer les services sociaux dont on bénéficie », a expliqué M. Abergel.

« On est sensibles aux préoccupations des communautés avec lesquelles on négocie. Ce sont des partenaires pour nous. C'est important de poursuivre cette négociation et d'être à l'écoute de leurs préoccupations », a assuré M. Abergel.

Ni les représentants de la nation innue ni ceux de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador n'ont donné suite à nos demandes d’entrevue.

Lors d’un bref entretien téléphonique, une porte-parole de l’entreprise Boralex, partenaire de la communauté innue, s’est limitée à dire que les négociations se poursuivaient toujours.

En 2014, Hydro-Québec avait signé une entente de gré à gré avec la nation micmaque pour un projet d’énergie éolienne de 150 MW.

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