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Le congrès de l'ACFAS s'étend jusqu'à Sept-Îles

Des élèves regardent une chercheuse leur expliquer l'anatomie d'une espèce marine.
Les élèves ont pu assister à des démonstrations scientifiques. Photo: Radio-Canada / Daniel Fontaine

L'Association francophone pour le savoir (ACFAS) tient jusqu'à vendredi, à Chicoutimi, son 86e congrès scientifique. Pour la première fois de son histoire, l'événement rayonne jusqu'à Sept-Îles.

Un texte de Laurence Royer avec les informations de Jean-Louis Bordeleau

À Sept-Îles, le pavillon Alouette de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) accueille deux événements du Congrès de l'ACFAS. Pour l’occasion, plusieurs organismes de recherche scientifique se rassembleront afin de présenter le résultat de leurs recherches ou pour faire des démonstrations devant le public. Entre autres, des élèves du secondaire et du cégep y sont invités pour discuter d’enjeux scientifiques.

Le directeur du campus de Sept-Îles, Roberto Gauthier, se réjouit de la tenue d’un colloque dans sa ville.

C'est la première fois en 86 ans d'histoire que l'ACFAS accepte de délocaliser un colloque. Donc, pour nous, c'est très important.

Roberto Gauthier, directeur du campus de Sept-Îles de l'Université du Québec à Chicoutimi
Le directeur du campus de Sept-Îles de l'Université du Québec à Chicoutimi, Roberto GauthierRoberto Gauthier est directeur du campus de Sept-Îles de l'Université du Québec à Chicoutimi. Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Réchauffement climatique

Le réchauffement climatique est l’un des sujets qui sont abordés pendant le congrès.

La future étudiante à la maîtrise en biologie Marianne Valcourt participe à l’événement. Elle affirme que les impacts du réchauffement climatique se font de plus en plus ressentir dans le Nord-du-Québec.

Selon elle, en observant l’évolution du climat dans cette région, il est possible de prévoir les impacts du réchauffement climatique sur la Côte-Nord.

On voit les impacts du changement climatique un peu plus rapidement dans le nord. On peut faire des liens avec ici, plus au sud, où ça va prendre plus de temps avant de voir les mêmes résultats.

Marianne Valcourt, future étudiante à la maîtrise en biologie
Des élèves discutent avec une scientifique.Des élèves du secondaire étaient invités à venir discuter de science en milieu nordique. Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Certains scientifiques qui participent au congrès voient des avantages au réchauffement climatique. C’est notamment le cas du chercheur Laurent Ferrier de l’Institut technologique de maintenance industrielle.

Le froid est une forte contrainte pour la conception des systèmes électroniques.

Laurent Ferrier, chercheur à l'Institut technologique de maintenance industrielle

De son côté, le chargé de projet au centre d'innovation de l'aquaculture et des pêches Mérinov, Thomas St-Cyr-Leroux, estime qu’en réponse aux changements climatiques, des entreprises devront adapter leurs méthodes de travail. C’est entre autres le cas des pêcheurs qui devront apprendre à capturer de nouvelles espèces, affirme-t-il.

On voit de nouvelles espèces qui viennent tranquillement vers nos eaux ici, les pêches sont de plus en plus développées. Nous, on essaie de travailler avec les pêcheurs pour bien développer cette industrie-là.

Thomas St-Cyr-Leroux, chargé de projet chez Mérinov

Le directeur du campus de l’Université du Québec à Chicoutimi de Sept-Îles espère que l’événement permettra à un plus grand nombre d’étudiants de s’intéresser à la science en milieu nordique.

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