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Les travailleurs de l’aluminerie Alma acceptent massivement de prolonger leur convention collective

Les installations de Rio Tinto à Alma

Les installations de Rio Tinto à Alma

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Radio-Canada

C'est à 82 % que les travailleurs de l'aluminerie de Rio Tinto à Alma ont accepté, mardi, de prolonger leur convention collective jusqu'en 2023.

Les syndiqués se sont prononcés au terme de deux assemblées de près de quatre heures convoquées par l’exécutif du syndicat Métallos qui représente plus de 600 travailleurs.

Une salle avec plusieurs personnes assises regardent en avant. Il y a une table avec des les responsables du syndicat des Métallos.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les 640 syndiqués votaient mardi en assemblée générale.

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon Lalancette

Rio Tinto avait demandé l’ouverture de la convention collective, qui devait venir à échéance en 2020, estimant que cette étape était nécessaire afin de procéder à des investissements de près de 100 millions de dollars dans un centre de production de billettes d’aluminium devant créer une quarantaine d’emplois.

C’est donc avec une forte majorité que les syndiqués ont accepté la proposition de leur employeur.

« C’est satisfaisant dans la mesure où les membres ont obtenu leur compte là-dedans », estime le président du syndicat, Alexandre Fréchette.

« Toute cette entente-là est conditionnelle à [l’implantation] d’une machine de billettes à même le centre de coulée actuel de l’usine Alma », ajoute-t-il.

Mais cet investissement n’est toujours pas confirmé. La division aluminium de Rio Tinto doit le présenter au comité d’investissement du géant minier à Londres, début 2019. C’est à ce moment que la décision finale sera prise.

Alexandre Fréchette au téléphoneAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Alexandre Fréchette, président des Métallos de l'aluminerie d'Alma

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

« Tout ce qu’on a négocié, c’est conditionnel au démarrage de ce projet-là » rappelle Alexandre Fréchette, qui souligne que lors des assemblées, les questions ont beaucoup tourné autour des assurances données à ce sujet par la direction.

Maintenant, affirme M. Fréchette, la balle est dans le camp de Rio Tinto qui a en main la paix industrielle réclamée pour réaliser cet investissement dans une usine où les relations de travail n’ont pas toujours été faciles.

Ça envoie le signal à Rio Tinto qu’à Alma, on est capable de s’entendre… Je pense que ça met avantageusement la table là-dessus.

Alexandre Fréchette

Entente rejetée par les employés de bureau

Contrairement aux travailleurs de l'usine, le syndicat des employés de bureau, qui représente une vingtaine de personnes, a rejeté l'entente de principe à 86 %. La moitié des employés prendront leur retraite d'ici 2023, mais Rio Tinto n'a pas voulu garantir qu'ils seront remplacés à leur départ.

« C'est dans un contexte où on a un projet prometteur et où on devrait obtenir des emplois pas seulement pour le syndicat, mais pour la région, pour les jeunes. C'est cette vision qu'on avait et on n'a pas eu de bonne réponse. », explique Patrice Harvey, président de l'accréditation Bureau des Métallos.

La renégociation de leur convention collective se fera donc en 2020, en même temps que les autres syndicats chez Rio Tinto dans la région.

Le rejet de l'entente ne met pas en péril le projet d'investissement.

Réaction de Rio Tinto

« C’est positif, donc on est très satisfaits des discussions qu’on a eues avec nos employés », déclare de son côté la responsable régionale des communications de Rio Tinto Xuan-Lan Vu.

« Maintenant ce que ça permet de faire, c’est de continuer à travailler pour l’obtention éventuelle d’un centre de coulée à Alma », confirmant ainsi que la prolongation votée par les syndiqués est une étape vers une concrétisation du projet.

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Saguenay–Lac-St-Jean

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