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Brian Gallant craint que le coût des inondations au N.-B. ne marque un record

Une route en milieu rural gravement érodée par une inondation

Le lent retrait des eaux par endroits révèle peu à peu l'étendue des dégâts.

Photo : Radio-Canada / CBC/Brett Ruskin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick n'a pas encore évalué le coût des dégâts causés par les inondations historiques des derniers jours, mais le premier ministre Brian Gallant craint qu'ils n'atteignent un nouveau sommet.

« En ce moment, c’est très difficile d’essayer d’estimer les coûts des dommages causés, mais c’est évident que c’est des millions et des millions. Je ne serais pas surpris si c’était en effet le plus de dommages causés à nos infrastructures, nos maisons, nos municipalités, les propriétés des gens que nous n’ayons jamais vus de l’histoire de notre province », affirme Brian Gallant.

Brian Gallant en entrevue devant un cours d'eauAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre Brian Gallant précise que la priorité de son gouvernement pour le moment est d’aider les sinistrés.

Photo : Radio-Canada

Les coûts pourraient ainsi surpasser ceux de la crise du verglas de 2017, qui avaient atteint 30 millions de dollars seulement pour la société Énergie NB.

À Quispamsis, par exemple, de nouveaux dégâts apparaissent au fur et à mesure que les eaux reculent, indique le maire Gary Clark. Des routes de sa municipalité et des stations de traitement des eaux usées sont endommagées, entre autres. Le maire ne peut estimer non plus le coût des réparations pour le moment, mais il croit qu’il faudra des mois pour revenir à la normale.

De la terre, des pierres, des arbres et des branches mortes sur la route Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La route 105 est recouverte de débris laissés par l'inondation

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Certains résidents de Maugerville dont la propriété n’est plus inondée ont commencé à évacuer l’eau du sous-sol de leur maison et à nettoyer leur terrain encombré de débris. Des voisins s’organisent pour partager les coûts du transport des déchets dans de grands conteneurs.

Deux pompiers marchent dans la rueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des pompiers à Maugerville vérifient l'état des rues qui ne sont plus inondées.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Le premier ministre Gallant rappelle qu’un programme d’aide financière est offert aux sinistrés qui ont subi des dommages non assurés. Il promet aussi de l’aide aux entreprises et aux municipalités.

Par ailleurs, le gouvernement a indiqué mardi qu'il songeait à offrir des indemnisations aux propriétaires de chalets ou de roulottes qui ne sont pas couverts par le programme d'aide financière annoncé la semaine dernière.

De son côté, le ministre de la Sécurité publique, Denis Landry, estime que la sécurité des gens sinistrés est encore sa priorité numéro un.

M. Landry estime que si le pire des inondations est passé, il faudra tout de même beaucoup de courage à la population, car le temps est venu de passer au nettoyage.

Si je compare ça avec la situation du verglas, quand l'électricité est revenue, une ou deux journée après on était prêt à recommencer notre vie normale. Mais là, même si l'eau disparaissait tout d'un coup, c'est quand même là que le travaille commence pour les gens.

Une citation de : Denis Landry, ministre de la Sécurité publique

Beaucoup à faire avant le retour à la normale

Entre-temps, même si les eaux se retirent peu à peu à certains endroits, les autorités incitent les citoyens à la patience et à la prudence.

Des débris de bois éparpillés sur le sol avec en arrière-plan une grande maison complètement inondée.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les ruines d'un chalet détruit par l'inondation à Robertson's Point, près de Jemseg.

Photo : Gracieuseté

« Le mot d’ordre est patience. Ça va prendre du temps [...] Les gens veulent retourner à une vie normale, c’est tout à fait compréhensible, mais nous ne sommes pas encore rendus à cette étape. On ne peut pas encore parler de nettoyage et de retour à la maison pour le moment, parce qu’il y a encore beaucoup d’eau. L’eau baisse très tranquillement, mais ça va prendre des jours encore avant que les gens puissent rentrer chez eux », affirme Vicky Deschênes, directrice des communications au ministère de l'Environnement.

Les étapes de la réouverture de la Transcanadienne

Plus de 80 routes sont toujours inondées et certains ponts sont impraticables, alors que l'autoroute Transcanadienne demeure fermée de la sortie 306 à Oromocto à la sortie 423 à Riverglade.

La Transcanadienne inondée, vue des airs, la semaine dernière

Jules Michaud, du ministère des Transports du Nouveau-Brunswick, a précisé, mardi, que la route fera l’objet d’une inspection dès que les eaux auront suffisamment reculé. Il faudra retirer de la route une multitude de débris déposés par les eaux.

Le ministère prévoit d’abord rouvrir une voie dans chaque direction. La route sera complètement ouverte à la fin de tous les travaux de réparation qui seront jugés nécessaires.

Des amas de branchage et de poteaux le long de la routeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les eaux ont déposé une multitude de débris sur la Transcanadienne dans le secteur où elle est fermée. Lorsque les eaux se seront retirées, il faudra la dégager et l'inspecter avant de la rouvrir.

Photo : CBC/Shane Fowler

Les autres routes inondées devront aussi être dégagées et inspectées avant d’être rouvertes après le retrait des eaux, souligne Vicky Deschênes.

« Si les routes sont toujours barrées, les gens ne peuvent pas contourner les barrières et retourner chez eux. Tant que les routes ne sont pas rouvertes, les gens ne pourront pas retourner chez eux », dit-elle.

Évitez les eaux des inondations

L'Organisation des mesures d'urgence a rappelé aux citoyens, mardi, d'éviter de se trouver sur l'eau. Les crues contiennent des eaux d'égout brutes. de l'huile à moteur, du mazout, probablement des animaux noyés, et on a signalé des réservoirs de gaz propane à la dérive, a-t-elle expliqué.

La Dre Russell donne une conférence de presseAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La médecin-hygiéniste Jennifer Russell met en garde la population sur les risques d’infection associés aux eaux d’égouts qui ont refoulé dans les rues et les maisons en raison des inondations.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

Les résidents qui nettoient des endroits contaminés devraient porter des gants, des masques et laver leurs mains régulièrement, a ajouté la médecin-hygiéniste en chef, Jennifer Russell.

Le fleuve pourrait redescendre sous le niveau d'inondation à Saint-Jean d'ici samedi, selon l'Organisation des mesures d'urgence.

Un canot à moteur passe près d'une maison complètement inondée Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cette maison inondée par le lac Grand bougeait au gré des vagues, le 6 mai.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Environ 1275 personnes ont signalé à la Croix-Rouge qu'elles quittaient leur domicile, mais d'autres ont pu partir sans prévenir les autorités.

La Croix-Rouge a lancé une campagne de financement destinée spécifiquement aux victimes des inondations.

Avec des informations d'Anaïs Brasier et de Michel Corriveau

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