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Loi sur la parité : Québec solidaire veut forcer les partis à prendre position

Un plan large du Salon bleu, à l'Assemblée nationale

Le Salon bleu, à l'Assemblée nationale

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Dans la foulée du débat sur la pertinence des quotas féminins en politique, Québec solidaire (QS) interpelle directement ses adversaires de l'Assemblée nationale. Le parti profitera d'un règlement pour forcer les députés à dire s'ils sont, oui ou non, en faveur d'une loi sur la parité.

Un texte d’Alex Boissonneault, correspondant à l’Assemblée nationale

Québec solidaire a présenté le 19 avril le projet de loi 1190 « instaurant une représentation paritaire entre les femmes et les hommes au Conseil des ministres ». Or, sans l'appui de la majorité libérale, la proposition n'a pas été débattue.

La députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques, Manon Massé, compte sur une motion avec préavis, appelée « motion du mercredi » dans le jargon parlementaire, pour forcer la tenue d'un débat, et même d'un vote.

« Si vous croyez vraiment que la parité, c'est quelque chose d'important, voilà l'opportunité de poser un geste concret », lance-t-elle à ses collègues.

Une parité qui divise

Si les élus acceptent d'appuyer la proposition de QS, le projet de loi pourra passer aux étapes subséquentes, dont l'étude en commission. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres avant l'adoption, puisqu'aucun parti n'exige la parité absolue au conseil des ministres.

Pour l'instant, mise à part Québec solidaire, seul le Parti québécois (PQ) s'est engagé à légiférer pour imposer une présence plus marquée des femmes au gouvernement. Toutefois, le PQ vise la zone paritaire de 40 à 60 %, alors que QS souhaite un minimum de 50 % de femmes.

Appelé à se prononcer sur une suggestion de projet de loi paritaire du Groupe femmes, politique et démocratie, le premier ministre Philippe Couillard s'est montré réticent à imposer des quotas. François Legault, de la CAQ, a été tout aussi prudent.

Manon Massé absente pour le débat

La co-porte-parole de Québec solidaire se dit prête à mettre de l'eau dans son vin pour trouver un terrain d'entente. Mais elle souhaite qu'une loi soit adoptée rapidement, « parce que ça fait 70 ans qu'on a le droit de vote et qu'on est encore à 30 % du conseil des ministres ».

Toutefois, bien qu'elle porte le dossier pour QS, Manon Massé sera absente du débat. Elle est toujours en convalescence à la suite d'un accident de ski.

Elle espère être de retour à l'Assemblée nationale à la fin mai ou au début juin.

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