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Des missiles israéliens font 9 morts près de Damas, selon une ONG

Cette photo rendue publique par l'agence de presse officielle syrienne SANA, montre des flammes se levant après une attaque dans une zone connue pour avoir de nombreuses bases militaires de l'armée syrienne, à Kisweh, au sud de Damas, en Syrie.

Les médias syriens ont déclaré qu'Israël a frappé un avant-poste militaire près de la capitale Damas mardi, affirmant que ses défenses aériennes ont intercepté et détruit deux des missiles entrants

Photo : The Associated Press

Agence France-Presse

Au moins neuf combattants prorégime ont été tués mardi soir dans un tir de missiles israéliens visant un secteur proche de Damas, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée à Londres.

« Neuf combattants appartenant aux Gardiens de la révolution iraniens ou aux milices chiites pro-iraniennes ont été tués » dans le secteur de Kiswa, a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Les « dépôts d'armes ciblés appartiennent à la Garde révolutionnaire iranienne », qui combat aux côtés des forces gouvernementales dans la guerre qui ravage la Syrie depuis 2011, a-t-il ajouté.

L'agence de presse officielle syrienne Sana a indiqué que l'armée syrienne avait intercepté mardi soir deux missiles israéliens visant un secteur proche de la capitale, Damas.

L'OSDH a pour sa part rapporté que ces missiles avaient visé un « dépôt d'armes appartenant aux Gardiens de la révolution iraniens ».

« La défense antiaérienne a intercepté deux missiles israéliens lancés contre [le secteur de] Kiswé et les a détruits », selon l'agence Sana.

L'agence avait fait état plus tôt « d'explosions » dans ce secteur, tandis que la télévision syrienne avait retransmis des images de flammes qui, selon elle, se dégageaient d'un incendie provoqué par la destruction des deux missiles.

Israël n'a pas fait de commentaires.

Ce n'est pas la première fois que ce secteur au sud-ouest de Damas est visé. Israël y avait déjà bombardé des positions militaires, notamment un dépôt d'armes en décembre.

Mardi soir, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a dit « soutenir totalement » le retrait américain de l'accord nucléaire avec l'Iran, tandis que la partie du Golan syrien occupée par Israël était placée en état d'alerte élevé devant l'éventualité d'une attaque iranienne venue de Syrie.

Israël a effectué ces dernières années, et particulièrement depuis 2017, de nombreuses frappes en Syrie contre le régime de Bachar Al-Assad ou son allié, le Hezbollah libanais.

Le 9 avril, des missiles ont été tirés contre la base militaire T-4 dans la province centrale de Homs, tuant 14 combattants, dont 7 Iraniens, au surlendemain d'une attaque chimique présumée imputée au régime syrien. Cette base avait déjà été visée par l'armée israélienne en février.

Le 26 avril, le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a affirmé que son pays s'en prendra à toute tentative d'« implantation militaire » iranienne en Syrie, notamment dans la région du Golan, limitrophe d'Israël.

Trois jours plus tard, au moins 26 combattants en « majorité » iraniens ont été tués dans des tirs de missiles contre des positions militaires du régime, selon l'OSDH. Un aéroport militaire d'Alep (nord) et la Brigade 47 à Hama (centre), où sont stationnées des forces iraniennes, ont été visés par ces bombardements « probablement israéliens », selon l'ONG.

Israël et la Syrie sont officiellement en état de guerre. Les relations sont d'autant plus tendues que trois ennemis d'Israël sont actifs sur le théâtre syrien : le régime lui-même et ses grands alliés, l'Iran et le Hezbollah libanais pro-iranien.

Syrie : l'engrenage de la guerre

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