•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Tordeuse du bourgeon de l'épinette : premiers arrosages en forêt privée en juin prochain

Une tordeuse des bourgeons de l'épinette sur une branche d'arbre
La tordeuse des bourgeons de l'épinette Photo: Radio-Canada

La Société de protection des forêts contre les insectes et les maladies, la SOPFIM, effectuera en juin les premiers arrosages contre la tordeuse du bourgeon de l'épinette en petites forêts privées.

Un texte de Joane Bérubé

Annoncée, l'an dernier, la mise sur pied du programme de 10 millions de dollars sur quatre ans a demandé un an de préparation et énormément de travail, selon le directeur de la SOPFIM, Jean-Yves Arseneault. « C’est une nouvelle étape pour nous, commente M. Arseneault, il y a une phase d’apprentissage de notre part, mais aussi pour les gens de la forêt, car il faut qu’ils comprennent les principes d’utilisation des pesticides et les contraintes d’utilisation que nous avons avec le déploiement de nos équipes. »

La Société a aussi dû contacter tous les producteurs, répertorier les peuplements aménagés, essentiellement ceux d’épinette blanche et d'épinette de Norvège, ainsi que signer des ententes.

Il a fallu aussi commander le matériel et voir à la logistique, poursuit M. Arseneault. « Avoir, dit-il, le personnel terrain pour accompagner les hélicoptères sur le terrain, faire le lien avec les gens du milieu, coopérer avec les conseillers forestiers de manière à s’assurer que le programme répond aux besoins des propriétaires et des objectifs que le ministre s’est donnés. »

Les ravages de la tordeuse des bourgeons de l'épinette sont visibles dans la forêt nord-côtière.Les ravages de la tordeuse des bourgeons de l'épinette sont visibles dans la forêt nord-côtière. Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Environ 1,7 million de dollars seront consacrés cette année à l’arrosage en forêt privée, ce qui permettra de protéger environ 13 000 hectares de plantation. En comparaison, un peu plus de 24 millions de dollars seront investis dans l’arrosage en forêt publique, ce qui permettra de contrôler l’épidémie sur une superficie de 33 000 hectares.

En raison de la petitesse des lots boisés privés, l'arrosage se fera par hélicoptère. La SOPFIM comptera une demi-douzaine d’héliports en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent et une vingtaine au Saguenay-Lac-Saint-Jean. « Ces bases-là sont réparties sur l’entièreté du territoire en fonction des blocs ou des propriétés qu’on va traiter », explique M. Arseneau.

Des hélicoptères au-dessus des plantations

L’aéroport de Matane sera requis pour les nouvelles opérations. C'est la première fois que la SOPFIM utilisera les installations de Matane qui est un secteur très touché par la tordeuse de l'épinette, explique le maire Jérôme Landry. « C’est une première étape, commente M. Landry, il est fort probable que l’an prochain nous ayons des avions. On est une des MRC dans l’Est-du-Québec la plus touchée par la tordeuse. Il pourrait y avoir des interventions pour sept, huit ans. »

Au total, le programme d’arrosage en forêt privée se fera cette année principalement en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent.

carteCarte de l'infestation de la tordeuse des bourgeons de l'épinette à la fin juin 2017 Photo : Site internet SOPFIM

Selon M. Arseneault, 90 % de la forêt défoliée par la tordeuse est située dans les quatre régions cibles que sont la Gaspésie, le Bas-Saint-Laurent, la Côte-Nord et le Bas-Saint-Laurent. Jusqu’à maintenant, le ravageur a défolié 7 millions d’hectares.

La campagne d’arrosage contre la tordeuse du bourgeon de l’épinette devrait débuter à la première semaine de juin.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Environnement