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Le gouvernement albertain resserre les règles électorales, gardant l'oeil sur le PCU

Un rayon de soleil frappe le fronton de l'assemblée albertaine.
Avec le projet de loi 16, le gouvernement néo-démocrate veut resserrer les règles électorales pour la quatrième fois depuis son élection en 2015. Photo: Radio-Canada / Laurent Pirot
Radio-Canada

Pas question de permettre à plusieurs partis de s’associer pour mener une campagne électorale plus riche que les autres. C’est l'objectif d’un projet de loi déposé par le gouvernement néo-démocrate albertain, qui prive l’opposition officielle conservatrice d’une arme potentielle.

Un texte de Laurent Pirot

L’union de la droite albertaine n’a pas fait disparaître le Parti progressiste-conservateur et le Wildrose. Ces deux entités légales continuent de subsister, sous le contrôle du Parti conservateur uni (PCU), créé en juillet 2017. Jason Kenney est même officiellement le chef des trois partis.

Selon la loi actuelle, rien n’empêcherait chacun de ces trois partis de mener une campagne électorale conjointe pour faire élire leurs candidats. Le plafond de 2 millions de dollars de dépenses s’appliquerait à chacun, pour un maximum de 6 millions de dollars, trois fois plus que pour les autres partis.

Cela n'a jamais été l'intention des conservateurs, a assuré le chef du PCU, Jason Kenney. Le gouvernement néo-démocrate a toutefois préféré de ne pas prendre de risques.

Les coalitions électorales visées

Le projet de loi 16, qui modifie les règles sur le financement électoral n’interdirait pas la formation de coalitions électorales, mais précise que, dans ce cas, la limite de dépenses serait de 2 millions de dollars pour une campagne électorale, quel que soit le nombre de partis concernés.

Le Wildrose et le Parti progressiste-conservateur ne sont presque plus actifs. Ils ont encore reçu quelques milliers de dollars de dons dans les derniers mois de 2017, mais n’ont rien déclaré cette année.

Selon les chiffres communiqués à Élections Alberta, le Wildrose avait environ 90 000$ dans ses caisses au 31 décembre 2017, tandis que le Parti progressiste-conservateur affichait une dette de 192 000 $. La loi interdit aux partis de transférer des fonds entre eux.

Le plafond de dépenses pour les campagnes électorales a été créé en 2016 par le gouvernement néo-démocrate. Le projet de loi 16 présenté mardi est le quatrième texte du gouvernement Notley servant à encadrer plus étroitement le financement de la vie politique.

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