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Le mal-être des Innus de Uashat-Maliotenam raconté à la Commission Viens

Uashat

La communauté innue de Uashat

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Psychologue à la retraite, Danielle Descent a témoigné devant les membres de la Commission sur les relations entre les Autochtones et certains services publics pour tenter d'expliquer le taux de suicide très élevé dans la communauté.

Un texte d'Alix-Anne Turcotti

Selon Danielle Descent, qui a commencé à travailler en 1976 comme psychologue à Uashat-Maliotenam, 45 suicides ont eu lieu dans la communauté depuis 1994.

C’est beaucoup, c’est trop, c’est anormal.

Une citation de : Danielle Descent, psychologue à Uashat-Maliotenam

La psychologue a déterminé plusieurs facteurs qui pourraient expliquer cette situation, comme le mal-être dans les familles, les problèmes de consommation et la difficulté d’accès à des services de santé mentale.

« Ce n’est pas facile de se faire soigner et les ressources sont peu existantes dans la communauté », a-t-elle précisé. 

Danielle Descent travaille depuis 1976 comme psychologue à Uashat-Maliotenam.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Danielle Descent travaille depuis 1976 comme psychologue à Uashat-Maliotenam.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Daniel Descent estime également que les Québécois doivent changer le regard qu'ils portent sur les Premières Nations et accepter leur identité telle qu'elle est.

Le président de la commission d’enquête, Jacques Viens, a félicité la psychologue pour son engagement au sein de la communauté et l’a encouragée à poursuivre son travail.

Jacques Viens a réitéré la volonté de la commission d’améliorer les services québécois face aux réalités des Premières Nations.

On commence à comprendre avec les témoignages, c’est important qu’on en parle et qu’on corrige, qu’on change et qu’on avance.

Une citation de : Jacques Viens, président de la commission d'enquête

À la fin de son témoignage, Danielle Descent a présenté plusieurs recommandations aux membres de la commission Viens, comme elle l’avait fait par le passé, lors de son témoignage, en 2016, à l’enquête publique du coroner sur cinq suicides à Uashat-Maliotenam.

La psychologue estime que la situation a peu changé depuis 2016. Elle s’est dite consciente de la difficulté d’instaurer de nouveaux programmes, mais elle espère que les choses se transformeront un jour.

Elle propose notamment la création d’un service innu en matière de santé mentale et l’implantation d’une clinique sans-rendez-vous toujours en matière de santé mentale.

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