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Archives

Pêcher le homard au large du Nouveau-Brunswick

Bateaux de pêche au homard accostés.

La pêche au homard est à la base de l’économie des villages côtiers de l’Atlantique.

Photo : Radio-Canada / Capture d'un reportage de 2007

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La saison de pêche au homard s'ouvre dans la Péninsule acadienne. Activité économique majeure sur les côtes de l'Atlantique, la pêche est le gagne-pain de nombreuses familles. De nos archives, découvrez la vocation de homardier.

À la découverte du métier de pêcheur

«  »

— Une citation de  La journaliste Gisèle Boulay

À l’émission Hebdo dimanche du 4 juillet 1982, la journaliste Gisèle Boulay s’intéresse à cette activité hautement spécialisée. Dans cet extrait, elle rencontre Jeannot Haché, pêcheur depuis 34 ans au Nouveau-Brunswick.

Extrait d’un reportage de la journaliste Gisèle Boulay, sur le métier de pêcheur de homard au Nouveau-Brunswick.

Le métier de homardier se transmet de génération en génération. Un des fils de Jeannot Haché, interrogé dans ce reportage, s’adonne à la pêche depuis l’adolescence.

Autrefois utilisée comme engrais, la chair fine du crustacé est recherchée depuis le 19e siècle. Les pêcheurs capturent le homard à l’aide de cages et le conservent vivant.

Chaque année, l’ouverture de la pêche est un rituel que l’on attend avec impatience dans les provinces de l’Atlantique. Le début de la saison varie selon les secteurs. À Shédiac, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick, c’est au mois d’août que le coup d’envoi est donné.

Reportage du journaliste Louis Lemieux sur l’industrie du homard à Shédiac, au Nouveau-Brunswick.

Au Téléjournal du 23 août 1992, le journaliste Louis Lemieux explique que la pêche est le moteur économique de la « capitale mondiale du homard ». Des centaines d’emplois dépendent de cette industrie, et ce, toute l’année.

«  »

— Une citation de  Le journaliste Louis Lemieux

Une ressource importante, mais fragile

Cette pêche abondante a un coût. En 1995, le Conseil pour la conservation des ressources halieutiques (CCRH) propose un premier rapport pour la conservation des stocks du homard de l’Atlantique. Les recommandations ne sont, dans l’ensemble, pas adoptées.

En 2007, le CCRH fait un dur constat de la situation. « Trop de pêcheurs qui pêchent trop », affirme la présentatrice Geneviève Asselin au Téléjournal du 4 juillet.

Reportage de la journaliste Catherine Lanthier sur le rapport du Conseil pour la conservation des ressources halieutiques (CCRH) au sujet de la pêche au homard. Le bulletin de nouvelles est animé par Geneviève Asselin.

Le CCRH recommande à l’industrie de multiplier les efforts pour éviter la catastrophe. C’est ce qu’explique la journaliste Catherine Lanthier.

Parmi les propositions du CCRH : implanter un régime de quotas, écourter la saison et exiger des peines plus sévères à ceux qui nuisent à la ressource.

Mais l’idée d’imposer des quotas aux homardiers est plutôt mal reçue. C’est que la pêche du homard au Canada, à la base de l’économie des provinces de l’Atlantique, compte déjà parmi les plus réglementées.

10 ans plus tard, ce sont de nouvelles mesures qui inquiètent les acteurs de l'industrie. Cette année, les pêcheurs de homards du Nouveau-Brunswick sont soumis aux mêmes règlements que les crabiers. Ils ne pourront plus pêcher dans certaines zones afin de protéger les baleines noires dans le golfe du Saint-Laurent.

Des restrictions qui ne font pas du tout l’affaire des homardiers, qui craignent que toute l’économie de la région en soit affectée.

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