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Des syndiqués de l'ABI en route vers Pittsburgh

Gens avec des bagages qui s'apprêtent à rentrer dans l'autobus.

Des syndiqués de l'ABI ont décidé de faire le voyage vers Pittsburgh, pour être entendus des actionnaires d'Alcoa.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Radio-Canada

Ces travailleurs de l'ABI s'apprêtent à faire 14 h de route pour aller s'adresser aux actionnaires d'Alcoa. Ils sont près de 100 syndiqués de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) à être embarqués lundi soir à bord de deux autocars en direction de Pittsburgh.

Un texte de Marilyn Marceau

Le syndicat des Métallos compte être bien visible à l'assemblée annuelle des actionnaires d'Alcoa, qui aura lieu mercredi aux États-Unis.

Des représentants syndicaux tenteront de prendre la parole durant la réunion alors qu'à l'extérieur, les travailleurs tiendront une manifestation.

On veut aller les voir et leur signifier que nous, on est prêts à négocier et on veut de vraies négociations.

Lisanne Corriveau, syndiquée de l'ABI qui se rend à Pittsburgh

Les 1030 employés de l'ABI, à Bécancour, sont en lock-out depuis le 11 janvier, donc depuis près de quatre mois.

Martine Gauthier tenait à être du voyage vers Pittsburgh. Elle veut que les actionnaires comprennent « qu'Alcoa leur fait perdre de l’argent ».

Les actionnaires ce qu’ils veulent, c’est de l’argent, ils veulent grossir leur pécule et avec un lock-out comme ça, il rapetisse leur pécule.

Martin Gauthier, syndiquée de l'ABI qui se rend à Pittsburgh

La direction de l'ABI, détenue à 75 % par Alcoa, a fait connaître vendredi son intention de reprendre les négociations. Malgré tout, le syndicat trouve important d'aller s'adresser aux actionnaires.

« Même si la négociation reprend, c’est encore plus important je pense [...] que les actionnaires soient au courant que ce n’est pas en mettant les employés en lock-out que c’est profitable, surtout quand il y avait une volonté du côté syndical de reprendre les négociations », explique le président de la section locale 9700 , Clément Masse.

Il espère que les « dirigeants d'Alcoa donnent de bons mandats aux négociateurs pour qu'on puisse régler ce conflit-là ».

Le syndicat estime que la compagnie devra débourser une centaine de millions de dollars pour le redémarrage des cuves et qu'elle perd au moins 16 millions de dollars par mois de profit net, une estimation que le syndicat juge conservatrice.

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