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Le tireur de La Loche condamné à la prison à vie

La détermination de la peine du tireur de La Loche a été reportée au 8 mai lors de l'audience, vendredi, à la cour provinciale de Meadow Lake.

Photo : Radio-Canada / Omayra Issa

Radio-Canada

L'auteur de la fusillade, qui a fait quatre morts et sept blessés dans la petite communauté de La Loche, en janvier 2016, est condamné à la prison à vie. Il a reçu sa peine mardi matin à la Cour provinciale de Meadow Lake.

Le 23 février dernier, la juge Janet McIvor a condamné le tireur à une peine pour adulte, soutenant que les répercussions de la fusillade sur la communauté composée à majorité d'Autochtones étaient trop importantes pour pencher en faveur d’une peine pour mineur.

Toutefois, puisque l'auteur de fusillade était mineur au moment des faits, il sera admissible à une libération conditionnelle après 10 ans.

Le tireur sera incarcéré dans un pénitencier fédéral. La juge McIvor évalue toutefois la possibilité de placer le tireur dans un centre psychiatrique pour une partie de sa peine. Il lui est aussi interdit de posséder une arme à feu pour le reste de ses jours et d’entrer en contact avec plus d’une vingtaine de personnes : la plupart sont des survivants et des proches des victimes.

11 chefs d'accusation

Le jeune a plaidé coupable à 11 chefs d’accusation en octobre 2016, soit à deux accusations de meurtre prémédité, deux accusations de meurtre non prémédité et sept accusations de tentative de meurtre.

Par ailleurs, l'avocat de la défense, Me Aaron Fox, a demandé que l’ordonnance de non-publication sur l’identité du tireur demeure en place jusqu’à ce que le délai d’appel arrive à échéance.

« Ce ne sera jamais fini », dit une victime

La qualité de vie de Charlene Klyne a considérablement diminué à la suite de la fusillade.

Charlene Klyne, survivante de la fusillade.

Photo : Radio-Canada / Albert Couillard

Alors que certains entrevoient le prononcé de la peine comme une occasion de tourner la page sur cette tragédie, d’autres, dont Charlene Klyne, qui a survécu à la fusillade, croient plutôt que cette histoire ne connaîtra jamais de fin.

Je suis aveugle. Je ne peux plus faire les choses que je faisais avant.

Charlene Klyne, blessée dans la fusillade

« Cela ne prendra jamais fin en raison des victimes et des personnes qui ont été blessées. Leurs familles n’oublieront jamais ce que s’est passé ce jour-là, en janvier », dit-elle.

Saskatchewan

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