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L’animatrice Maripier Morin trouve « bizarre » de se voir à l’écran comme actrice

Radio-Canada

C'est par pur hasard que le réalisateur Denys Arcand a rencontré l'animatrice Maripier Morin et que l'idée de lui offrir un rôle important dans son prochain film, La chute de l'empire américain, a germé. Invités sur le plateau de Tout le monde en parle, ils ont discuté de leur rencontre et de leur vision du thème du film : l'omnipuissance de l'argent.

Le réalisateur raconte qu’il ne connaissait pas Maripier Morin, d’abord révélée aux Québécois par sa participation à l’émission de téléréalité Occupation double, avant de la croiser lors d’un événement médiatique.

« Là, je me suis dit, cette fille-là, au cinéma, ça serait écoeurant », explique le cinéaste.

Lorsque est venu le temps de choisir l’actrice qui incarnerait Aspasie, « l’escorte la plus chère de Montréal », un rôle de premier plan dans son scénario, Denys Arcand s’est souvenu de cette rencontre et il a contacté l’animatrice pour l’inviter à des auditions.

C’est la première apparition au grand écran de Maripier Morin, et elle remercie Denys Arcand de lui avoir offert cette occasion.

« C’est quelque chose que je n’aurais jamais cru vivre », dit-elle.

C’est super bizarre de me voir [au cinéma], évidemment, parce que je suis habituée à me voir dans un contexte d’animation. Là, c’est étrange, parce que c’est quelqu’un qui est moi, qui n’est pas moi.

Maripier Morin

La « pourriture morale de l’empire » américain

Le long métrage raconte l’histoire d’un livreur de colis confronté à un dilemme moral lorsqu’il se retrouve dans une boutique où vient de se dérouler un vol à main armée, et qu’il tombe sur deux sacs bourrés d’argent. Cette histoire se veut l'illustration de l’influence corruptrice du culte de l’argent, culte qui nous arriverait du sud. C'est aussi une réponse au Déclin de l'empire américain, sorti en 1986.

« Au Canada, nous vivons confortablement sous le parapluie de la pax americana [paix américaine], mais la pourriture morale de l’empire commence à nous infecter », avait déclaré Denys Arcand dans une précédente entrevue.

Il a renchéri sur cette question lors de l’émission Tout le monde en parle, dimanche soir.

« Les valeurs qu’on avait [au Québec], c’était les valeurs de la religion catholique. C’était ça qui nous définissait en tant que peuple, nous, les Québécois. À partir du moment où ça disparaît, il ne reste plus grand-chose, et ce qui reste, c’est l’argent. »

Il a fait des recherches auprès de fiscalistes, d’économistes et d’autres experts par souci de dépeindre au mieux à l’écran le trafic de l’argent et d'en apprendre plus sur l’évasion fiscale.

Le film, qui met en vedette Rémy Girard et Pierre Curzi, en plus de Maripier Morin, doit sortir en salle le 28 juin au Québec.

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