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Un premier congrès carboneutre pour l’Acfas

Deux travailleurs mesurent une zone de déforestation.

Des travailleurs collaborent aux travaux de recherche sur la séquestration du carbone dans le nord du Québec.

Photo : Olivier Fradette

Radio-Canada

Pour montrer que la recherche amène à réfléchir autrement, l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) promet que la plantation d'arbres compensera les émissions de gaz à effet de serre attribuables à la tenue du 86e congrès de l'Association francophone pour le savoir (Acfas), qui s'ouvre aujourd'hui.

Un texte de Catherine Paradis

Il s’agira du premier congrès scientifique à s’afficher entièrement carboneutre sous la norme ISO 14064 à l’Acfas.

Au total, 3000 congressistes d’une trentaine de pays sont attendus à Saguenay pour participer aux 128 colloques et activités grand public qui sont présentés jusqu’à vendredi.

On a mis à l’épreuve nos formules de séquestration de carbone pour que la méthode soit reconnue. L’Acfas est le fruit d’un projet arrivé à maturité pour lui donner une tribune nationale et internationale.

Nicole Bouchard, rectrice de l’UQAC et présidente du congrès

Dès l’inscription, tous les participants au congrès ont dû fournir les détails de leurs déplacements. Les données colligées à la fin de l’événement permettront à la chaire en écoconseil de l’UQAC d’évaluer combien d’arbres il faudra pour neutraliser l’empreinte carbone du congrès.

Le directeur, Claude Villeneuve, prévoit qu'il faudra jusqu'à 3700 arbres pour y arriver.

Un tableau montre qu'il faut planter 2 arbres pour compenser les émissions polluantes d'un trajet Saguenay-Montréal.

L'UQAC s'engage à planter des arbres pour compenser les émissions de gaz à effet de serre.

Photo : Chaire en écoconseil, UQAC

« Nous avons planté [des arbres] dans des zones dénudées qui servent déjà à la recherche dans le nord du Québec. En plus de contribuer à sauver la planète, ça sert à la recherche », explique la rectrice de l’UQAC, Nicole Bouchard.

Après avoir été l’instigatrice des congrès zéro-déchets en 2005, l’UQAC pourrait maintenant lancer le virage carboneutre dans les rassemblements annuels de l’Acfas.

« Les autres institutions québécoises qui vont accueillir le congrès vont être mises au défi par la réussite de l’UQAC », se réjouit la présidente de l’Acfas, Lyne Sauvageau.

C'est la semaine des sciences sur toutes les plateformes de Radio-Canada.

L'équipe de l'émission Les années lumière sera à Saguenay pour enregistrer deux émissions spéciales devant public, le mardi 8 mai à 18 h 30 et le jeudi 10 mai à midi.

95 ans de science

Depuis près de 100 ans, l’Association francophone pour le savoir se donne comme mission de promouvoir la science, la relève scientifique ainsi que les retombées des travaux de recherche.

Ce que les chercheurs font au Québec est important, du moment où on se lève le matin au moment où on se couche le soir.

Lyne Sauvageau, présidente de l’Acfas

L’Acfas s’est toujours donné comme objectif de tenir son congrès en alternance entre les grands centres et les régions du Québec.

La rectrice de l’UQAC pense que les congrès en région sont reconnus comme étant plus chaleureux et plus intimes.

« La recherche, ça a beau être théorique, ça passe d’abord par les relations. Lors d’un congrès en région, les gens sont plutôt captifs et les chercheurs passent des soirées ensemble, alors ça crée des liens d’amitié », raconte Nicole Bouchard.

Elle ajoute qu’il y a ainsi des retombées importantes longtemps après le congrès pour un établissement comme l’UQAC.

Pollution

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