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Un sauveur pour le chemin de fer de Churchill?

Une voie ferrée émerge à peine d'une zone inondée entourée de forêts.

Une compagnie appelée iChurchill et un groupe de Premières Nations espèrent conclure un accord d'ici la mi-juin afin que la ligne ferroviaire vers Churchill soit réparée avant l'automne.

Photo : OmniTRAX Rail Inc.

La Presse canadienne

Un groupe de Premières Nations du Manitoba dit avoir formé un partenariat avec une entreprise privée dans le but de rouvrir le chemin de fer vers Churchill dans le nord de la province.

Le groupe affirme que l'entente prévoit l’acquisition du chemin de fer de la Baie d'Hudson, du port de Churchill et d'autres biens.

Les dirigeants autochtones affirment que le chemin de fer et le port sont essentiels à l'existence de toutes les Premières Nations du nord du Manitoba.

Le chemin de fer qui appartient à Omnitrax, une entreprise de Denver, au Colorado, a été lourdement endommagé par les inondations au printemps dernier, le rendant impraticable.

Une compagnie appelée iChurchill espère conclure l'accord d'ici la mi-juin afin que la ligne ferroviaire soit réparée avant l'automne.

Sur son site Internet, toujours en construction, iChurchill se décrit ainsi : « Une société privée canadienne axée sur l'acquisition et l’exploitation commerciales du chemin de fer de la baie d'Hudson, du port de Churchill et des actifs connexes. Avec son partenaire des Premières Nations, iChurchill souhaite rétablir les liens terrestres et maritimes vitaux du chemin de fer de la Baie d'Hudson et le port de Churchill à des fins commerciales. »

Le communiqué envoyé par iChurchill, jeudi soir, ne mentionne pas la compagnie propriétaire du chemin de fer par son nom.

« Un consortium de Premières Nations du Manitoba, dirigé par le chef Glenn Hudson en partenariat avec iChurchill, une société privée canadienne, a conclu une entente d'acquisition avec le propriétaire américain du chemin de fer de la Baie d'Hudson, le port de Churchill et d’autres actifs associés », peut-on y lire.

« Nous sommes fiers d'avoir formé ce partenariat historique et nous sommes ravis de collaborer avec les Premières Nations pour rétablir le service ferroviaire à Churchill et bâtir une entreprise prospère qui protégera l'avenir du chemin de fer », a déclaré Louis Dufresne, président d'iChurchill.

Plan serré d'une affiche où il est écrit à la main en anglais : « VIA Rail, février 2018, trains annulés » avec un numéro de téléphone à signaler pour les mises à jour.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une affiche sur une vitre de la gare de Churchill informe les habitants que les trains ne circulent plus.

Photo : Radio-Canada / Cameron McIntosh

Depuis qu'elle a perdu sa seule liaison terrestre avec le sud de la province, la Ville de Churchill et ses 900 habitants de la baie d'Hudson se battent pour la restauration du chemin de fer.

OmniTRAX affirme ne pas vouloir réparer le chemin de fer parce que les coûts sont trop élevés pour les revenus.

Depuis un an, les résidents de Churchill ne peuvent compter que sur le transport aérien, plus coûteux, pour recevoir des marchandises, notamment les produits d'épicerie.

L'automne dernier, le gouvernement fédéral a déposé une poursuite contre OmniTRAX afin de les forcer à réparer la ligne de chemin de fer.

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