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  • Archives
  • Semaine des sciences : un savoir conjugué en français et au féminin

    Dans un paysage d'hiver on voit deux panneaux.  Un signale un arrêt sur la route et l'autre le Congrès des jeunes scientifiques de l'Acfas tenu en novembre 1963.

    Par sa semaine des sciences, Radio-Canada s'associe au congrès de l'ACFAS.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    L'Acfas tiendra son 87e congrès à l'Université du Québec en Outaouais du 27 au 31 mai. Instrument essentiel de la connaissance scientifique francophone, l'Acfas est aussi témoin de l'évolution des mentalités sur la place des femmes dans ce domaine d'activité. Nos archives possèdent plusieurs reportages qui l'attestent.

    Un lieu de rayonnement du savoir scientifique en français

    L’Acfas, c’est l’acronyme de l’Association francophone pour le savoir. Créée en 1923, l’Acfas s’attache à favoriser l’activité scientifique et à soutenir la diffusion de la connaissance en français. Elle regroupe plus de 5000 chercheurs provenant de tous les horizons.

    Son congrès annuel est considéré comme le plus grand rassemblement scientifique multidisciplinaire de la francophonie. Cette année, la rencontre de l’Acfas accueillera près de 3500 participants originaires d’une trentaine de pays.

    De ce nombre, les participantes occuperont un pourcentage significatif. Les femmes constituent une proportion de plus en plus importante de la communauté scientifique. Ça n’a pas toujours été le cas. De fait, nos archives rappellent qu'entre éprouvettes et biberons, leur rôle admis a beaucoup évolué au cours des dernières décennies.

    20 ans express, 9 novembre 1963

    Prenons l’année 1963, par exemple. L’Acfas tient à l’Université Laval un congrès de jeunes scientifiques. L’émission 20 ans express y déploie une équipe et présente un reportage le 9 novembre 1963. Le journaliste Gilles Constantineau pose à des étudiantes une question qui surprend en 2018.

    Ne pensez-vous pas que le rôle d’une femme se concilie mal avec cet esprit scientifique?

    Gilles Constantineau

    On voit aux réponses des jeunes filles interrogées qu’on était loin d’un consensus en ce début de Révolution tranquille au Québec.

    Les femmes s’affirment et sont reconnues

    Première édition, 29 avril 1988

    25 ans plus tard, l’évolution des mentalités se constate. L’animatrice Céline Galipeau et la journaliste Sophie Durocher nous présentent dans l’émission Première édition du 29 avril 1988 deux jeunes filles passionnées par les professions scientifiques. Caroline Deguire et Nayla Saouaf s’enthousiasment pour les fractales, des figures complexes que les programmes informatiques permettent de tracer.

    D’un ton assuré, elles expliquent le résultat de leur travail lors de l’Expo-sciences qui se tient à l’aréna de Saint-Donat de Montréal. Caroline et Nayla n’entrevoient pas d’obstacles sur le chemin d’une éventuelle carrière dans les sciences.

    Découverte, 6 mai 2012

    Le 6 mai 2012, l’animateur Charles Tisseyre de l’émission Découverte propose un portrait d’une chercheuse au parcours exemplaire : l’économiste Marguerite Mendell de l’Université Concordia de Montréal.

    L’Acfas lui a remis cette année-là le prestigieux Prix Acfas Pierre-Dansereau. Ce prix souligne le travail remarquable que Mme Mendell a réalisé dans le domaine de l’économie communautaire à Montréal et à l’international au cours de ses trente ans de carrière. Par ce prix, l’Acfas reconnaît pleinement le rôle des femmes dans le monde scientifique.

    C’est un très grand honneur, une belle surprise. D’abord, de la reconnaissance de mes pairs, de mes collègues à Concordia qui m’ont nominée pour ce prix auprès du comité de l’Acfas.

    Marguerite Mendell, lauréate du Prix Acfas Pierre-Dansereau 2012

    L’Acfas reflète l'évolution de la société en ce qui concerne la reconnaissance de la contribution possible des femmes à l’avancement des sciences. On s’éloigne rapidement de l’époque durant laquelle une Marie Curie constituait une exception frappante et parfois dénigrée dans l’univers scientifique.

    En 2019, les sciences se conjuguent de plus en plus au féminin et en français.

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