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Produire du sirop d'érable pour éviter le « trou noir »

Produire du sirop d'érable et éviter le trou noir
Radio-Canada

Une entreprise forestière du Bas-Saint-Laurent se lance dans la production de sirop d'érable. Cette nouvelle production est une façon de diversifier ses activités, tout en créant de l'emploi pour les travailleurs de la forêt qui sont souvent confrontés, au printemps, au « trou noir » de l'assurance-emploi.

« J'aime bien être dehors. Là, je vais me trouver à travailler dehors à l'année. Je suis comblé pour ça », affirme Dany Caron, un travailleur sylvicole qui fait partie des cinq travailleurs embauchés par le Regroupement forestier Mitis-Neigette pour démarrer sa production de sirop d'érable.

Le travailleur forestier Guy Caron peut travailler davantage de semaines depuis que son employeur s'est lancé dans la production acéricole.Le travailleur forestier Guy Caron peut travailler davantage de semaines depuis que son employeur s'est lancé dans la production acéricole. Photo : Radio-Canada / Isabelle Damphousse

En 2016, la Fédération des acériculteurs du Québec a tiré au sort le nom du Regroupement forestier Mitis-Neigette pour démarrer une érablière de 25 000 entailles.

Nous, ici, on est propriétaire de dix-sept lots contigus. La possibilité acéricole c'est 125 000 entailles. Donc, on s'est dit que ça allait être un projet d'envergure qui allait être très très bon point de vue économique.

Bernard Ouellet, directeur général du Regroupement forestier Mitis-Neigette

Éviter les semaines sans salaire

La production de sirop d'étable permet au Regroupement forestier de diversifier ses activités et de donner davantage de travail à ses employés.

« À la base, je suis technicien forestier, explique Marc-Yvan Poirier, j'ai beaucoup de connaissances qui m'ont aidé à faire un peu mieux mon travail en forêt avec les érablières. Le début du sirop, ça commence en forêt, il faut prendre soin de nos érables, il a beaucoup de choses que mon métier m'a appris qui sont utiles pour l'érablière. »

Un lavabo contenant de l'eau d'érable avec un thermomètreL'érablière du Regroupement forestier de la Mitis-Neigette a coûté 1,8 million de dollars. Photo : Radio-Canada / Isabelle Damphousse

Pour les travailleurs sylvicoles, c'est aussi une façon d'éviter le « trou noir », cette période de l'année où les travailleurs saisonniers se retrouvent sans prestation d'assurance-emploi.

Le chômage,[...] je ne me suis jamais fié là dessus, je ne suis pas capable de rester chez nous et rien faire. Je préfère travailler et avoir un vrai salaire, mériter mon salaire.

Marc-Yvan Poirier, travailleur sylvicole

Le Regroupement forestier Mitis-Neigette prévoit embaucher une vingtaine de travailleurs pendant la saison des sucres lorsque l'ensemble les 125 000 entailles autorisées seront complétées.

1,8 million de dollars ont été consacrés à la construction de l'érablière, qui pourrait, éventuellement, quintupler sa production.

D'après les informations d'Isabelle Damphousse

Bas-Saint-Laurent

Économie