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Sextos : « Il faut éduquer les jeunes parce qu'on n'éliminera pas Internet »

Une main tient un téléphone intelligent et un doigt appuie sur l'écran pour rédiger un message texte ou texto.

Message texte

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les cas d'adolescents victimes d'intimidation par sextos font de plus en plus la une des médias. Encore cette semaine, la direction du Séminaire des Pères Maristes, à Québec, a suspendu six élèves soupçonnés d'avoir partagé des photos à caractère sexuel de trois adolescentes. Mais qu'en est-il du rôle de l'école et des parents?

La présidente de l’Ordre des sexologues du Québec, Nathalie Legault, lance un cri du cœur.

On a hâte que les cours d’éducation à la sexualité reviennent dans les écoles!

Nathalie Legault, présidente de l'Ordre des sexologues du Québec

Mme Legault insiste sur l'importance des cours d’éducation à la sexualité pour faire de la prévention dans les écoles du Québec.

« Il faut éduquer les jeunes, il faut les aider à réfléchir, parce qu’on n’éliminera pas Internet », dit-elle.

Elle explique que plusieurs études ont démontré que l’éducation à la sexualité a un « impact réel sur la diminution de ces comportements qui relèvent de la violence, de l’agression sexuelle ».

« Les sexologues et les gens qui travaillent dans les écoles voient instantanément une diminution des cas », ajoute Mme Legault.

La présidente de l'Ordre des sexologues du Québec, Nathalie LegaultAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La présidente de l'Ordre des sexologues du Québec, Nathalie Legault

Photo : Radio-Canada

Le téléphone n’est pas un journal intime

Nathalie Legault est d’avis que les parents d’enfants et de jeunes adolescents devraient exercer une plus grande surveillance sur ce que font leurs enfants.

Des fois, les parents ont l’impression que le téléphone, c’est comme un journal intime, mais non. On peut vérifier le téléphone, on peut voir les images, on peut surveiller.

Nathalie Legault, présidente de l'Ordre des sexologues du Québec

Elle croit aussi qu’il est important que les parents aient des conversations avec leurs jeunes et qu’ils s’assurent qu’ils se « comportent correctement avec ces outils-là ».

Parfois, ces jeunes envoient à leurs amis des photographies d’eux-mêmes parce qu’ils pensent « que ça va permettre d’avoir un chum ou une blonde. Ils pensent que ça pourrait être une manière de séduire qui est efficace », déplore Mme Legault.

Selon la sexologue, « c’est un âge où les jeunes ont de la difficulté à se projeter dans le futur. Ils ont donc de la misère à voir les conséquences de leurs gestes dans un an, deux ans, trois ans ».

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