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Des robots au service de l'apprentissage scolaire

Une enfant caresse la tête du robot Nao
Une enfant caresse la tête du robot Nao Photo: Radio-Canada

Deux projets pilotes démontrent combien le recours à des robots humanoïdes en milieu scolaire peut être utile à l'apprentissage.

Conçu par une entreprise japonaise pour du service à la clientèle, Nao a récemment fait son apparition dans quelques classes du Québec.

Un projet de recherche a permis à une centaine d'élèves du primaire et du secondaire d'apprivoiser le codage informatique.

« Moi, j'ai vraiment aimé ça, parce qu'on pouvait faire plein de choses différentes, on pouvait le faire bouger, le faire parler, le flatter aussi », dit Félixe, qui raconte aussi comment Nao peut l'aider en classe.

Puis aussi, on s'améliore beaucoup en mathématiques parce que la programmation, c'est un peu des mathématiques.

Félixe, élève

Enseignant à l'École Saint-Fabien, Ludovic Tourné a aussi vu des bénéfices pour développer la créativité, améliorer la réussite scolaire en général et, ultimement, pour contrer le décrochage scolaire.

« Ça les motive énormément, ça vient chercher beaucoup la réussite des petits garçons aussi, dit-il. C'est une plus-value à mon enseignement et une plus-value à leur apprentissage. C'est très positif, il devrait y avoir de la robotique, ça devrait être institué dans toutes les écoles. »

En éducation spécialisée

Le recours au robot Nao a aussi été un succès dans un autre projet pilote, celui-là auprès d'enfants atteints d'un trouble du spectre de l'autisme. Le fait que le robot reconnaisse certaines des émotions humaines permet à l'enfant de développer ses habiletés sociales.

« Le robot les amène à socialiser. Certains enfants qui ne parlaient jamais en salle de classe, qui parlaient même très peu à leurs parents, se confient au robot ou parlent au robot », explique Thierry Karsenti, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l'information et de la communication (TIC) en éducation.

Les enfants autistes ne se sentent pas jugés par le robot.

Le robot, il est patient. Il n'a pas peur de répéter. Il n'a pas de limite dans ce qu'il peut dire. Et donc, il y a une espèce de lien qui s'est créé entre les enfants et le robot.

Thierry Karsenti, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l'information et de la communication en éducation

Nao est composé de caméras, de capteurs et de microphones. Il peut voir, entendre, reconnaître et interagir avec des humains. Le robot est animé par une intelligence artificielle et il est qualifié d'humanoïde parce qu'il répond spontanément aux questions posées et reconnaît certaines émotions humaines. Il facilite certains apprentissages comme les interactions sociales, le travail d'équipe et il apprend aussi aux élèves à lire et à écrire.

Le robot Pepper, plus grand et avec une tablette numérique intégrée, pourrait aussi faire son apparition dans les classes.

Avec les informations de Fannie Bussières McNicoll

Avec les informations de La Presse canadienne

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