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Une saison désastreuse pour les producteurs de sirop d’érable du nord du Nouveau-Brunswick

Deux arbres avec des tubes bleus avec beaucoup de neige autour.

La saison 2018 de production de sirop d'érable a été désastreuse dans le nord du Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Radio-Canada

La saison des sucres 2018 en est une à oublier pour les acériculteurs du nord du Nouveau-Brunswick. La récolte, qui a débuté tardivement et qui s'est terminée beaucoup trop rapidement, est la pire répertoriée depuis une dizaine d'années.

Un texte de Serge Bouchard

Les producteurs de sirop d’érable craignaient une mauvaise saison au terme d’un hiver particulièrement rigoureux. Leurs pires craintes ont été confirmées.

Dans le nord de la province, la production de sirop d'érable a pris fin entre le 27 et le 29 avril pour la quasi-totalité des producteurs. Malgré la neige qui se trouve toujours au sol, les érables ont cessé de fournir une eau de qualité en raison des températures élevées le jour et l'absence de gel la nuit.

C’est à peu près 35 % de la saison de l’année 2017. La situation est la même pour tout le monde : trop de neige, pas une température adéquate. On n’y peut rien, c’est dame nature.

Rino Leclerc, président, Coop des producteurs de sirop d'érable du N.-B.
Une homme à lunettes avec casquette regarde la caméra, avec des barils de métal en arrière-plan.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Rino Leclerc, président de la Coop des producteurs de sirop d'érable du Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Rino Leclerc a connu une seule saison comme cette année. C'était sa toute première saison dans l'industrie, en 2001.

Malgré cette saison désastreuse, aucun vent de panique ne semble souffler parmi les acériculteurs rencontrés.

Pourtant, plusieurs d'entre eux ont emprunté d'importantes sommes d'argent pour développer leur entreprise ces dernières années. Mais Rino Leclerc croit que les institutions financières seront compréhensives, considérant que la baisse importante des revenus n’est pas causée par une mauvaise gestion.

Des dizaines de barils métalliques de sirop d'érable sont empilés l'un sur l'autre.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La production de sirop d'érable de 2018 est la pire depuis au moins 10 ans

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Un mal pour un bien

La baisse de production de sirop d'érable n'est pas unique au Nouveau-Brunswick. Le Québec, leader mondial dans l'industrie, a aussi connu une année en deçà des attentes.

La mauvaise récolte pourrait même avoir un effet positif sur les producteurs d'ici.

Il y a une banque de sirop au Québec de 88 millions de livres. La petite saison peut faire en sorte que les prix vont être stables pour les prochains trois ou quatre ans.

Rino Leclerc, président, Coop des producteurs de sirop d'érable du N.-B.

Les acériculteurs devront donc se serrer un peu la ceinture lors de la prochaine année. Ils souhaitent sans doute que dame nature ne vienne pas leur jouer un mauvais tour encore l'an prochain.

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