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Un nombre record de grizzlys tués en Alberta en 2016

Un grizzly se repose au bord d'une rivière du parc provincial de Tweedsmuir, près de Bella Coola, en Colombie-Britannique.

Parcs Canada estime que 20 000 grizzlys vivent dans l'ensemble de l'Alberta, de la Colombie-Britannique, du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Vingt-neuf grizzlys ont été tués en Alberta en 2016, le nombre le plus élevé de morts causées par des humains depuis la fin de la chasse, en 2006, selon l'Association pour la nature de l'Alberta. L'organisme appelle la province à agir immédiatement pour protéger cette espèce menacée.

Un texte d’Audrey Neveu

Lorsque l’Alberta s'est dotée d'un plan de protection des grizzlys, en 2008, elle estimait qu’il restait moins de 700 bêtes dans la province. Depuis, 224 morts ont été dénombrées, soit 19 par année en moyenne. Toutes ces morts, sauf 17, ont été causées par des humains, par exemple par braconnage, accident de la route ou mesure d'autodéfense.

Rectificatif : Une version précédente de ce texte disait que seules 17 morts étaient attribuables aux humains. Les humains sont plutôt liés à toutes les morts, sauf 17.

« C’est absolument inquiétant. De plus, trois des cinq dernières années ont connu des records pour le nombre de morts de grizzlys », affirme Joanna Skrajny, spécialiste de la conservation à l'Association pour la nature de l'Alberta. Des recherches estiment que le nombre annuel de morts pourrait être deux fois plus élevé. En 2017, 22 grizzlys ont été tués et dans tous les cas par des humains.

Protéger les grizzlys

Selon Joanna Skrajny, le plan de protection des grizzlys de la province est solide, mais il faut s'assurer de bien l’implanter. Selon le gouvernement provincial, les routes sont l’une des principales causes de mort des grizzlys. Ces animaux se tiennent généralement à 500 mètres des routes. L’Alberta compte plus de 4000 km de routes, quatre fois plus que la limite recommandée pour protéger les espèces sauvages, explique Joanna Skrajny.

L’Alberta Wilderness Association croit qu’il faudrait fermer des routes et mieux planifier celles qui existent déjà. « Il faut planifier nos terres, ce que nous ne faisons pas en ce moment », affirme Joanna Skrajny.

Nous n’avons pas besoin d’avoir une route pétrolière à côté d’une route forestière à côté d’une autre route.

Joanna Skrajny, spécialiste de la conservation à l'Association pour la nature de l'Alberta

L’Association voudrait aussi que la province légifère sur la quantité de routes dans les zones éloignées pour que celle-ci soit limitée à 1 kilomètre de routes pour 2 kilomètres carrés de terres. Cela permettrait d'imposer une amende à ceux qui construisent des routes illégalement et réduirait l’accès aux braconniers. Ceux-ci ont tué 57 bêtes depuis 2008, principalement pour leur fourrure et leurs griffes.

De plus, l’Association se réjouit que la province ait autorisé la réinsertion d’ours noirs orphelins dans la nature, mais déplore que l’interdiction soit toujours en vigueur pour les grizzlys. « Les grizzlys sont une espèce emblématique du Canada. Ils représentent la définition de la nature sauvage », affirme Joanna Skrajny. « Si nous protégeons les grizzlys, nous allons protéger d’autres espèces en même temps et permettre aux écosystèmes de prospérer naturellement. »

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