•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Opioïdes : premier cas suspecté de surdose de carfentanil en N.-É.

Échantillon de carfentanil dans un contenant en verre.

Un échantillon de carfentanil dans un laboratoire.

Photo : Associated Press / Russell Baer

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le bureau du médecin légiste de la Nouvelle-Écosse annonce un premier cas possible de surdose de carfentanil dans la province.

La présence de carfentanil a été détectée chez une personne décédée en mars à Halifax. Une enquête est en cours pour déterminer la cause exacte du décès.

Le carfentanil est un opioïde analogue au fentanyl, qui est environ 100 fois plus puissant que ce dernier, et 10 000 fois plus fort que la morphine. Il est utilisé en médecine vétérinaire, notamment comme sédatif pour des animaux imposants tels les éléphants, les rhinocéros ou les bisons.

Il arrive que du carfentanil soit ajouté à des drogues telles le crack ou la cocaïne, ce qui augmente les risques qu’une personne en consomme sans s’en rendre compte.

Le docteur Robert Strang, médecin-hygiéniste en chef de la province, rappelle que des trousses de naloxone sont maintenant offertes (Nouvelle fenêtre) gratuitement dans près de 300 pharmacies à travers la Nouvelle-Écosse.

Ces trousses contiennent ce qu’il faut pour administrer un antidote, le naxolone, à une personne faisant une surdose d’opioïdes comme le fentanyl ou le carfentanil, et en contrer les effets. Pour se procurer cette trousse, il n’est pas nécessaire d’avoir une ordonnance, ni même une carte santé.

Robert Strang en entrevue.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le Dr Robert Strang est le médecin-hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC

Chez les utilisateurs de drogue, il y a beaucoup de craintes qu’un appel au 911 mène à une arrestation pour possession ou consommation de drogues, indique le docteur Strang.

Il rappelle qu’une loi dite « du bon Samaritain » protège ceux qui sont témoins d’une surdose : ces témoins ne feront pas l’objet d’accusations criminelles s’ils appellent le 911 pour sauver une personne en détresse.

Recommandations pour les utilisateurs de drogues dites « de rue » :

  • Ne pas consommer seul
  • Transporter une trousse de naxolone, offerte gratuitement en pharmacie
  • Appeler le 911 si une surdose est redoutée

Ashton Manktelow, qui travaille pour Mainline, un organisme qui fait l’échange de seringues dans le quartier nord d'Halifax, explique qu’une petite quantité de carfentanil est suffisante pour tuer une personne.

Il regrette que des jeunes, n’ayant souvent pas une grande connaissance des drogues, se retrouvent en contact avec cet opioïde.

Le docteur Robert Strang dit que la Nouvelle-Écosse examine les modèles qui seraient les plus appropriés pour répondre à la crise des opioïdes en milieu urbain et rural.

Des sites de consommation supervisée sont parmi les mesures à l’étude, dit-il, mais la province tient le même discours depuis au moins 2016 sans avoir annoncé quoi que ce soit en ce sens.

Un homme dans les locaux de Mainline à Halifax.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Greyson Jones, 30 ans, est inquiet pour la communauté.

Photo : CBC / Elizabeth Chiu

Greyson Jones, 30 ans, un homme rencontré chez Mainline à Halifax mercredi, espère que cette mesure sera préconisée par les autorités provinciales.

« J’ai peur pour cette communauté », affirme M. Jones, qui dit alterner entre une consommation occasionnelle de drogues et des périodes d’abstinence. « Je crois que nous devons avoir des sites d’injection sécuritaires. »

Avec les informations d'Emma Davie de CBC

Avec les informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !