•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Naomi Fontaine : « Je crois que la littérature autochtone est nécessaire pour la société »

L'auteure Naomi Fontaine

L'auteure Naomi Fontaine

Photo : Louis-Karl Picard-Sioui

Radio-Canada

Naomi Fontaine représentera les territoires autochtones lors du prochain Combat national des livres. Elle a choisi de défendre Ligne brisée, de Katherena Vermette. À la veille des débats, l'auteure innue se prête au jeu du questionnaire de la combattante.

Pourquoi lisez-vous?
Je lis pour me détendre, par curiosité, pour passer des moments en toute intimité avec ces histoires qu’on me raconte.

Quelle combattante êtes-vous?
Je crois que la littérature autochtone est nécessaire pour la société. C’est mon combat. Je suis passionnée et heureuse de voir l’ouverture grandissante vis-à-vis de nos auteurs, de nos œuvres, de nos histoires et de notre imaginaire. Je tenterai de leur faire honneur.

Quel livre vous a donné le goût de la littérature?
Les filles de Caleb, d'Arlette Cousture

Quel lieu littéraire est important pour vous?
Les lieux littéraires qui existent dans nos communautés sont ceux de la parole. Ce sont des lieux nomades. C’est sous une tente, assise sur un tapis de sapin, que les plus belles histoires de ma région m’ont été racontées.

Quelle est votre expression régionale préférée?
Indian time. On peut prendre cette expression au sens le plus répandu, c’est-à-dire la manie d’arriver en retard. Pour moi, elle signifie aussi, le « Temps indien », une nouvelle ère pour les Premières Nations, une ère d’affirmation, de fierté et de prise de parole.

Quel est votre mot préféré de la langue française?

C’est un mot qui n’existe pas dans la langue innue, et qui pourtant définit notre plus grande aspiration : liberté.

Naomi Fontaine

Naomi Fontaine est née le 29 septembre 1987 à Uashat, une communauté innue près de Sept-Îles. En 2011, elle a publié Kuessipan, roman qui connaît un véritable succès et qui est en voie d’être adapté au cinéma par Myriam Verreault. Le livre a été finaliste au Prix des cinq continents. Le titre de son plus récent roman, Manikanetish, paru en octobre 2017, signifie « petite Marguerite ». C’est une autofiction qui relate son expérience à titre de professeure de français dans une école secondaire d’Uashat.

Combat national des livres

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Livres

Arts