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L’accès aux traitements d’hémodialyse toujours difficile en Gaspésie

Bras d'une personne qui reçoit un traitement d'hémodialyse

Hémodialyse

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Selon une résidente de Saint-Elzéar greffée du rein, Liette Cayouette, l'accès aux traitements d'hémodialyse serait toujours compliqué en Gaspésie, malgré l'ajout de nouvelles chaises au coût de plusieurs millions.

Un texte de Brigitte Dubé, avec les informations de Pierre Cotton

Liette Cayouette constate que des patients doivent toujours voyager jusqu’à Rimouski. C’est le cas de son frère de 62 ans qui habite à Saint-Elzéar et qui doit s'y rendre trois fois par semaine pour recevoir ses traitements. Un trajet qui représente 700 kilomètres aller-retour. De plus en plus malade, il songe à déménager à Rimouski.

Même si deux chaises d’hémodialyse ont été installées à Maria l’automne dernier, il n’y a aucune place disponible pour l’accommoder.

Je déplore que le gouvernement n’ait pas fait suivre les médecins qui doivent faire rouler ces centres satellites-là. On dit à mon frère qu’il y a trop de listes d’attentes.

Liette Cayouette
Presque toute la famille de Liette Cayouette est affligée par la maladie de la polykystose rénale, soit sept enfants sur neuf.

Presque toute la famille de Liette Cayouette est affligée par la maladie de la polykystose rénale, soit sept enfants sur neuf.

Photo : Radio-Canada

Pour elle, les ajouts d’appareils d’hémodialyse dans les centres satellites n’ont constitué qu’un cadeau bien emballé. « Au fond, il s’agissait de poudre aux yeux pour avoir bonne presse », écrivait-elle dans une lettre ouverte.

En 2013, l'hémodialyse n'était offerte qu'à Chandler avec six chaises. L'an dernier, des chaises ont été installées à Gaspé, Sainte-Anne-des-Monts et Maria. Quelques millions ont été investis.

Liette Cayouette donne l’exemple de Maria, où deux chaises de traitement installées au coût 1,2 million de dollars sont sous-utilisées, à raison de trois jours par semaine.

Un patient qui reçoit un traitement d'hémodialyse à Gaspé

Un patient qui reçoit un traitement d'hémodialyse à Gaspé

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Manque de médecins, selon le CISSS

Selon Geneviève Cloutier, porte-parole du CISSS de la Gaspésie, il s’agit d’un manque de médecins spécialistes.

« Ce sont les néphrologues de Rimouski qui traitent les patients de la Gaspésie, rappelle-t-elle. L’équipe est incomplète en ce moment. Le CISSS du Bas-Saint-Laurent travaille extrêmement fort pour recruter de nouveaux néphrologues, mais le défi est important. Si on avait une équipe complète, on serait en mesure d’augmenter le nombre de jours où sont donnés les traitements et le nombre plages horaires, et on serait capables de donner du service à beaucoup plus de personnes. »

Geneviève Cloutier ajoute que d’autres options peuvent être offertes, dont la dialyse péritonéale et l’hémodialyse à domicile. Le CISSS travaille à les rendre le plus accessibles, suivant l’état de santé des personnes.

Selon le CISSS du Bas-Saint-Laurent, le ministère de la Santé autorise l’embauche de cinq néphrologues. Il n’y en a que deux pour superviser tout le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie.

Actuellement 26 patients seraient traités en Gaspésie. Il y aurait quatre personnes en attente à Sainte-Anne-des-Monts et une à Gaspé.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Santé