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Sheila North entre dans la course à la chefferie de l'Assemblée des Premières Nations

Une femme assise lors d'une conférence de presse avec quatre hommes derrière elle.

Sheila North lors de l'annonce de sa candidature au poste de chef de l'Assemblée des Premières Nations. Elle est devenue, en 2015, la première femme à prendre la tête du regroupement MKO.

Photo : Radio-Canada / Tom Parry

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La grande chef du regroupement autochtone Manitoba Keewatinowi Okimakanak (MKO), Sheila North, confirme qu'elle se présentera aux élections afin de devenir la chef nationale de l'Assemblée des Premières Nations (APN).

« Je n'avais pas l’intention d'annoncer ma candidature pour le moment, mais mes partisans commencent à mettre beaucoup de pression », affirme Sheila North.

Elle avait annoncé, samedi, qu'elle ne tenterait pas de se faire réélire comme grande chef du MKO, un groupe qui défend les intérêts politiques de 30 Premières Nations du nord du Manitoba, afin de « se préparer pour de nouvelles occasions ».

Elle dit avoir pris en considération l’avis de plusieurs anciens, chefs et membres des Premières Nations avant d’annoncer sa candidature.

« Je les ai écoutés humblement, tout en tenant compte de mes responsabilités », a-t-elle dit au moment de l'annonce officielle de sa candidature à l'assemblée extraordinaire des chefs de l'APN à Gatineau, au Québec.

En 2015, Sheila North était passée à l’histoire en devenant la première femme à prendre la tête du regroupement MKO.

Elle vit à Winnipeg, mais est originaire de la Nation crie de Bunibonibee, à environ 575 kilomètres au nord de la capitale du Manitoba.

Au cours de ses trois années à la tête du MKO, elle s'est exprimée ouvertement contre le profilage racial et la crise de suicides dans certaines Premières Nations. Au printemps dernier, elle s'est adressée à la Commission de la condition de la femme aux Nations unies et a qualifié le gouvernement du Manitoba de « gouvernement provincial le plus raciste au Canada ».

Elle dit vouloir continuer à militer pour des transformations, avec une approche autochtone, dans la santé, les services à l'enfance et à la famille, et le développement économique dans les communautés autochtones éloignées.

Une course à trois

Elle rejoint ainsi le chef sortant, Perry Bellegarde, et Russ Diabo dans la course à la direction de l’APN.

Perry Bellegarde, originaire de la Première Nation de Little Black Bear, en Saskatchewan, avait annoncé en décembre son intention de se représenter.

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, prend la parole à l'assemblée du 1er mai 2018.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, prend la parole à l'assemblée du 1er mai 2018.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Il est devenu le chef de l’APN après la démission de Shawn Atleo.

Russ Diabo est l'analyste des politiques à la communauté mohawk de Kahnawake, au sud de Montréal. Il a annoncé sa candidature en avril, en partie à cause d'une loi du gouvernement fédéral qui, selon lui, menace les droits des Autochtones.

L'Assemblée des Premières Nations représente 634 communautés à travers le Canada. La période de mise en candidature pour le poste de chef national se termine le 31 mai, et le vote devrait avoir lieu le 25 juillet, à Vancouver.

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