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  • L’église de Saint-Eustache, un édifice patrimonial au cœur de l’histoire du Québec

    Le patriote en train de mourir sur le champ de bataille, devant l'église incendiée.
    Illustration de la mort de Jean-Olivier Chénier à Saint-Eustache, en 1837. Photo: Capture d'un reportage de 1990
    Radio-Canada

    L'église de Saint-Eustache est menacée. Le diocèse de Saint-Jérôme doit se départir prochainement de plusieurs de ses bâtiments. La population de Saint-Eustache craint pour la survie de son église. Ce n'est pas la première fois que cet édifice, théâtre d'une importante bataille entre Anglais et patriotes au 19e siècle, est en péril.

    Décembre 1837 à Saint-Eustache. Les Anglais bombardent l’église. À l’intérieur, 150 patriotes sont barricadés. Le bâtiment s’enflamme et 70 résistants meurent dans la bataille. Parmi eux, le docteur Jean-Olivier Chénier, un des chefs de file de la rébellion, perd la vie.

    Construit en 1783, l’édifice religieux est classé immeuble patrimonial par le gouvernement du Québec en 1970. À cette époque, une équipe de Radio-Canada se rend à Saint-Eustache pour le filmer.

    Séquences de tournage (silencieuses), 8 juillet 1970

    Ces images silencieuses du 8 juillet 1970 nous montrent la façade de l’église. Une plaque commémorative, en mémoire de la bataille du 14 décembre 1837, y est installée. Sur les murs de pierres, des traces de projectiles sont visibles.

    La bataille racontée par un historien

    L’émission De village en village du 3 juin 1990 s’intéresse à Saint-Eustache comme plaque tournante de la révolution des patriotes.

    Dans cet extrait, l’animatrice Louise Chartrand présente l’historien Claude-Henri Grignon, descendant du patriote Frédérique Grignon. Il est d’ailleurs de la même lignée qu’un autre Claude-Henri Grignon, le célèbre auteur d’Un homme et son péché.

    De village en village, 3 juin 1990

    L’historien décrit la bataille du 14 décembre 1837 comme « l’aboutissement d’au-delà de 40 ans de frustrations d’un peuple conquis. »

    Il explique que les forces en présence n’étaient pas comparables. Une centaine de patriotes se battaient contre 2000 soldats britanniques bien armés. C’était pour mettre fin à la bataille à une heure convenable que les Anglais mettent le feu à l’église.

    Les patriotes réfugiés dans le bâtiment religieux qui ne réussissent pas à se sauver périssent.

    Un joyau patrimonial en péril

    La magnifique église de Saint-Eustache, qui a accueilli les patriotes en perdition lors de la rébellion de 1837, est à donner.

    La présentatrice Pascale Nadeau
    Téléjournal, 18 janvier 2009

    Au Téléjournal du 18 janvier 2009 animé par Pascale Nadeau, la journaliste Marie-Christine Valois explique que l’église de Saint-Eustache est au bord du gouffre. Certaines sections de l’édifice historique sont en si mauvais état qu’elles sont condamnées. La paroisse se dit incapable d’assumer les coûts de rénovation qui lui reviennent.

    Selon Christine St-Pierre, alors ministre de la Culture du Québec, le programme de subvention existant est suffisant.

    La population de Saint-Eustache souhaite garder son église. « Je ne veux pas la perdre, notre église, c’est un beau monument », affirme une résidente.

    Près de 10 ans plus tard, le bâtiment patrimonial est à nouveau en péril. Le 15 juin, le diocèse de Saint-Jérôme doit annoncer quelles églises devront fermer leurs portes avant d’être vendues ou démolies.

    Une pétition pour réclamer que l’église demeure ouverte circule. Elle a obtenu plus de 2500 signatures en moins d’un mois.

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