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Ruée vers les licences de magasins de cannabis en Alberta

Bol de cannabis.

La Ville de Calgary a reçu plus de 250 candidatures depuis l’ouverture du processus le 24 avril.

Photo : Bloomberg / Patrick T. Fallon

Radio-Canada

Près de 500 demandes de licence ont déjà été déjà déposées auprès de la Commission pour les jeux et l'alcool de l'Alberta (AGLC) en vue d'ouvrir des magasins de cannabis.

Toutefois, pour ouvrir ses portes, un magasin de cannabis aura également besoin d’une licence municipale. Calgary a commencé à recevoir des candidatures, alors qu'à Edmonton, le processus n'est pas encore lancé.

La Ville de Calgary a reçu plus de 250 candidatures depuis l’ouverture du processus mardi dernier.

Beaucoup de ces demandes se concentrent dans les quartiers populaires de Kensington et de la 17e avenue. Cela va à l’encontre des recommandations des Services de santé de l'Alberta, pour qui le regroupement de magasins constitue un risque.

La réglementation votée par le conseil municipal impose une distance minimale de 300 mètres entre deux magasins.

Cependant, cette règle est flexible, dit Matt Zabloski, chef du projet « Légalisation du cannabis » à la Ville de Calgary. « Cette règle peut en théorie être annulée. Donc, deux magasins pourraient être ouverts l’un à côté de l’autre. En pratique, cela sera décidé au cas par cas. »

Disparité entre Edmonton et Calgary

À Edmonton, la distance proposée est de 200 mètres. Le règlement sera discuté devant le conseil municipal le 7 mai. Le processus d’attribution des licences municipales est également en cours de finalisation.

Si ces deux règlements sont approuvés comme prévu, les premières candidatures pourront être reçues à la mi-mai.

Mais le processus sera différent de celui de Calgary, où prévaut le principe du premier arrivé, premier servi, et où la licence est délivrée à condition qu’une licence soit aussi obtenue auprès de l'AGLC.

Nathan Mison.

Nathan Mison, de Fire and Flower, pense que le processus d'obtention de licence à Edmonton présente trop d'incertitude pour son entreprise.

Photo : Radio-Canada

À Edmonton, les demandeurs de permis devront se soumettre à un système de loterie. Les demandeurs tirés au sort auront ensuite la possibilité de venir présenter leur candidature.

Ce système aléatoire a été choisi par la Ville d’Edmonton pour « donner des chances égales à tous les candidats », explique Sarah Jackson, conseillère principale en communications, dans un courriel.

Selon Nathan Mison, vice-président de Fire and Flower, un demandeur de licence, c’est un système qui présente beaucoup de risques pour les entrepreneurs.

« Cela donne à quelqu'un la possibilité de demander une licence municipale de l’autre côté de la rue, et de nous bloquer sans avoir demandé de licence auprès de l'AGLC », explique-t-il.

Le processus de demande auprès de l'AGLC est très lourd, dit-il, et l’entreprise court le risque de perdre cet investissement à cause de la loterie.

Fire and Flower a déposé 16 demandes de licence à Edmonton, et 9, à Calgary. « Nous sommes plus confiants à Calgary », dit M. Mison.

Il souhaiterait qu’Edmonton adapte son processus, pour donner accès à la loterie aux seuls demandeurs qui ont d’abord été approuvés par l'AGLC.

La Ville d’Edmonton n’a pas souhaité donner d’entrevue.

Le public a la possibilité de contester toutes les demandes déposées auprès de l'AGLC, dans un délai de 21 jours, sur son site Internet (Nouvelle fenêtre).

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