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Quota de logements sociaux ou abordables : Montréal consultera l'APCHQ

Un projet immobilier dans le quartier montréalais de Griffintown.

Les grands promoteurs immobiliers de Montréal sont actuellement tenus de consacrer 30 % de leurs projets au logement social ou abordable.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

La Ville de Montréal s'engage à consulter le milieu de l'habitation avant d'adopter une réglementation qui obligerait les promoteurs à prévoir dans leurs projets au moins 40 % de logements sociaux ou abordables plutôt que 30 %.

Projet Montréal en avait fait une promesse électorale : garantir que les nouveaux projets résidentiels offrent au moins 20 % de logements sociaux, 20 % de logements abordables et 20 % de logements de trois chambres ou plus.

La mairesse Valérie Plante promet maintenant de consulter entre autres les promoteurs immobiliers avant d'adopter un nouveau règlement en 2019.

« Oui, on a des objectifs ambitieux », a-t-elle admis lundi lors du sommet annuel de l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ). « Mais il ne faut pas oublier que les besoins sont grands : j'ai 25 000 ménages sur une liste d'attente pour un logement social ou abordable [et] j'ai à peu près 110 000 personnes qui déboursent la moitié de leur salaire pour se loger. C'est quand même important. »

Le groupe Prével, qui a plusieurs projets au centre-ville, participera à la consultation. Sa coprésidente, Laurence Vincent, affirme qu'avec une bonne planification, l'entreprise pourrait augmenter sa part de logements sociaux à 20 % et de logements abordables à 20 %. Elle s'interroge cependant sur les conséquences de la réglementation pour les autres acheteurs, ceux qui ne cherchent pas un logement abordable ou social.

« On parle de logement familial, il y a les frais de REM, les frais de parcs, on parle peut-être d'une contribution pour les écoles... Il faut faire attention à toutes les demandes qui sont faites sur l'habitation, prévient-elle. Il faut comprendre que plus on fait de demandes, plus le coût de l'habitation augmente. Et puis il faut se poser la question si ce sont les propriétaires qui doivent être responsables de payer pour l'ensemble de ces mesures-là, alors que ce sont des choix de société et que toute la société montréalaise en bénéficie. »

Laurence VincentAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Laurence Vincent, coprésidente du groupe Prével.

Photo : Radio-Canada / Benoît Chapdelaine

L'APCHQ se réjouit d'être consultée plus d'un an avant l'entrée en vigueur du nouveau règlement. L'Office de consultation publique de Montréal doit aussi se pencher sur la future réglementation l'hiver prochain.

D'après le reportage de Benoît Chapdelaine

Grand Montréal

Politique municipale