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Résultats décevants en lecture et en mathématiques pour les élèves de 8e année du Manitoba

Une tablette électronique affichant les lettres A, B et C posée sur un pupitre d'école en bois et entourée de fournitures scolaires.

Selon les résultats du Programme pancanadien d’évaluation 2016, les élèves de 8e année dans le programme scolaire francophone ont une baisse statistique importante en lecture par rapport à 2013.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les résultats en lecture du français sont en baisse importante chez les élèves de 8e année au Manitoba, selon un rapport publié lundi par le Conseil des ministres de l'Éducation (Canada) (CMEC).

Le Programme pancanadien d’évaluation 2016 (PPCE) dresse un portrait des compétences des élèves canadiens de 8e année en lecture, en mathématiques et en sciences.

Au Manitoba, les élèves qui sont dans le programme scolaire francophone ont vu une diminution statistique importante de leurs capacités de lecture. Le rapport explique que « les systèmes scolaires francophones [au Canada] ont constaté une amélioration significative » en lecture, mais ce n’est pas le cas au Manitoba.

Score moyen des élèves francophones du Manitoba en lecture :

  • 2016 : 450
  • 2013 : 471
  • 2010 : 468
  • Moyenne au Canada, écoles françaises, 2016 : 500

« On n’est pas surpris de voir ces résultats lorsque l’on compare nos bases de données à ce test », affirme Alain Laberge, directeur général de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM).

Le PPCE 2016 démontre que les élèves francophones manitobains ont aussi enregistré de moins bons résultats que le reste du Canada en compréhension, en interprétation, en réactions personnelles et en réactions critiques aux textes.

Seuls 3 % des élèves se classent dans le niveau 3, échelon le plus élevé en lecture, et 30 % ont obtenu des résultats qui les classent au niveau 1. En comparaison, au Canada, 10 % des élèves se classent au niveau 3, et 12 %, au niveau 1.

Alain Laberge n'accorde pas trop d'importance aux résultats du PPCE 2016 et ne s’inquiète pas outre mesure. « Une seule année n’est pas représentative de tout », estime-t-il. Il ajoute que les résultats à l’échelle de la DSFM sont plus encourageants et montrent du progrès.

Il explique que la DSFM a mis en place un programme afin de permettre d’établir les forces et les faiblesses de ses élèves et que les résultats concrets de ce programme devraient se faire sentir vers 2018. Il admet tout de même que la DSFM doit faire mieux.

« La donnée qui va sortir du PPCE est une sorte de photo instantanée de notre situation en ce moment et nous montre comment on peut améliorer notre système pour être meilleur », ajoute M. Laberge.

Mathématiques et science

En mathématiques, le portrait n’est pas beaucoup plus beau. De manière générale, les élèves de 8e année du Manitoba se classent en deçà des autres élèves de 8e année au Canada.

Les élèves du programme scolaire francophone ont vu une légère diminution des résultats en mathématiques.

Score moyen des élèves francophones du Manitoba en mathématiques :

  • 2016 : 474
  • 2013 : 476
  • 2010 : 480
  • Moyenne au Canada, écoles françaises, 2016 : 540

Le PPCE 2016 offre tout de même quelques points positifs pour les francophones. Les résultats en science font un bond vers l’avant, passant de 453, en 2013, à 468, en 2016, mais demeurent tout de même sous la moyenne canadienne, qui est de 506.

Des résultats décevants

Le ministre de l’Éducation du Manitoba, Ian Wishart, reconnaît qu’il y a « encore beaucoup de travail à faire » dans la province afin de rattraper le retard par rapport à la moyenne canadienne dans les programmes scolaires anglais et en français.

« Difficile de ne pas être déçu par ces résultats », affirme-t-il.

Une des solutions envisagées par le ministère de l’Éducation pour améliorer la littéracie et la numéracie des élèves du Manitoba est de réduire le nombre d’élèves dans les classes.

Il souligne que cette mesure « n’est pas un gage de succès », parce qu’« il n’y a pas beaucoup de preuves pour démontrer son efficacité ».

« Nous devons nous concentrer sur l'importance d'enseigner tôt les bonnes choses aux élèves afin qu’ils puissent grandir avec ces connaissances », conclut Ian Wishart.

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