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Un homme du N.-B. fait la promotion du don de rein

Daniel McLaughlin et sa femme Patricia posent devant la voiture aux identifié à la recherche d'un rein.
Daniel McLaughlin et sa femme Patricia se sont lancés dans une campagne de promotion pour trouver un rein. Photo: Radio-Canada / Wildinette Paul
Radio-Canada

Un homme du Nouveau-Brunswick, Daniel McLaughlin, en attente d'un don de rein depuis 2016, a décidé d'user d'ingéniosité pour accélérer son ascension sur la liste de receveurs.

Depuis que ses reins ont cessé de fonctionner, en 2016, Daniel McLaughlin survit grâce à la dialyse. « La dialyse remplace les reins, mais j'ai pas l'énergie d'une personne ordinaire. Une fatigue chronique, comme des crampes dans les doigts ou dans les muscles. J'peux pas me concentrer pour plus de quelques minutes à la fois », résume-t-il.

Il est sur la liste d'attente pour recevoir le rein dont il a besoin pour recommencer à vivre plus normalement, mais l'attente pourrait être trop longue.

Sa femme Patricia voulait lui faire don d'un des siens, mais la compatibilité n'était pas suffisante. Retour à la case départ.

Des chandails de promotion pour la campagne de don de rein. Des chandails de promotion pour la campagne de don de rein. Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Le couple décide alors de prendre le taureau par les cornes : ils commencent une campagne de promotion pour le don de rein. Promotion sur le véhicule, message vocaux, chandails personnalisés et le bon vieux bouche à oreille. Un vrai marketing du rein.

Oui je fais ça pour trouver un rein, mais aussi pour éduquer le monde un p'tit peu. C'est une maladie [avec laquelle] quelqu'un d'autre peut m'aider.

Daniel McLaughlin

Depuis le début de sa campagne, une trentaine de personnes lui a répondu. « C'est vraiment frappant. C'est vraiment touchant. Des étrangers qui appellent et qui te disent je vais te donner un rein, c'est gros ça », lance-t-il.

Même s'il peut rire de sa condition Daniel McLaughlin, comme bien des Canadiens, sait très bien que le temps est compté.

« Ça va raccourcir ma vie à plein si je ne peux pas trouver un rein. Je sais que je ne suis pas tout seul. Il y a environ 3500 Canadiens qui attendent un rein puis il y a peut-être la moitié qui n'en auront pas. Pour eux autres, c'est juste la mort. »

Daniel McLaughlin est loin d'être naïf. Sa stratégie marketing ne lui donnera peut-être pas de rein, mais au moins il aura ouvert une conversation.

D'après le reportage de Wildinette Paul

Nouveau-Brunswick

Société