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Maintenant au pouvoir, Projet Montréal veut se « repositionner »

Des partisans de Valérie Plante rassemblés au Corona à Montréal.
Le 5 novembre 2017, les membres de Projet Montréal avaient fêté la victoire de Valérie Plante au théâtre Corona. Photo: La Presse canadienne / Graham Hughes
Radio-Canada

Alors que s'ouvre dimanche le premier congrès de Projet Montréal depuis l'accession de Valérie Plante à la mairie de Montréal, le parti, créé en 2004, veut désormais procéder « à des ajustements mûrement réfléchis ».

Un texte de Romain Schué

« Le temps d’un repositionnement du parti est maintenant venu », indique Valérie Plante, dans un texte destiné aux sympathisants de Projet Montréal, appelés à se réunir pour le huitième congrès du parti fondé par Richard Bergeron.

Celui-ci se tiendra dimanche, toute la journée, dans les locaux de l’Université du Québec à Montréal. La mairesse de Montréal, également chef de Projet Montréal, est attendue pour une allocution d’une quinzaine de minutes à 16 h 15.

Intitulée « Chantier de réflexion », cette rencontre annuelle doit permettre, avec l’aide des membres, « de proposer ensemble un avenir concerté, une structure actualisée et une mission renouvelée, qui refléteront la maturité de Projet Montréal », assure Valérie Plante.

Celle-ci a déjà le regard tourné vers les prochaines élections municipales, prévues en 2021.

« Les quatre prochaines années passeront rapidement - trop - et je souhaite de tout cœur avoir l’occasion de déployer notre vision partout sur l’île de Montréal afin que l’ensemble des citoyennes et citoyens puisse profiter d’une ville à leur image, d’une ville plus verte, plus dynamique et plus sécuritaire », écrit celle qui a battu Denis Coderre le 5 novembre dernier.

Valérie Plante salue la foule après sa victoire à la mairie de Montréal.Valérie Plante, lors de sa victoire le 5 novembre 2017 Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Réflexion sur les investitures

Plusieurs réflexions seront à l’ordre du jour des différents ateliers participatifs prévus tout au long de cette journée.

Le parti se penchera notamment sur son processus d’investiture. Celui-ci a parfois été critiqué, en interne, puisqu’il ne garantissait pas une investiture pour des candidats souhaités par exemple par les hautes instances, qui n’arrivaient pas à mobiliser les membres du secteur concerné.

« On va reprendre cette réflexion de A à Z. On veut s’assurer qu’on puisse atteindre nos objectifs en matière de diversité », souligne la directrice générale par intérim de Projet Montréal, Marie-Dominique Giguère.

La formation politique indique notamment dans ses documents qu’elle souhaite « une meilleure représentation et participation des différentes communautés ».

Si une vingtaine d’amendements des règles du parti seront présentés aux membres, aucune modification forte du programme de Projet Montréal ne devrait être débattue.

Notre projet de société est clair, nos valeurs sont fortes. Notre défi consiste à voir comment mieux travailler et s’organiser ensemble pour transformer la ville et les arrondissements.

Marie-Dominique Giguère, directrice générale par intérim de Projet Montréal

Il sera néanmoins proposé au parti de fournir aux membres « des argumentaires » au « rythme des annonces » de l'administration Plante afin « de mieux défendre » ces décisions.

Il est également demandé de revoir les formulaires d'adhésion et de dons, afin de « donner la possibilité aux personnes s'identifiant comme non binaires de s'identifier ainsi », ou encore de faire traduire, en anglais, les statuts du parti.

Retour sur la campagne victorieuse

Projet Montréal, qui compte 5700 membres, profitera aussi de ce congrès pour revenir sur son historique victoire électorale.

L’automne dernier, Valérie Plante a dominé Denis Coderre par plus de 27 100 votes. Le parti a également obtenu la majorité à l’Hôtel de Ville, avec 34 sièges sur 60.

Sur l’ensemble des élus de l’île, le parti a également connu une forte progression, en passant de 27 sièges en 2013, à 51 en 2017, en incluant les conseillers d’arrondissement.

Pour y arriver, Projet Montréal a pu compter sur 1000 bénévoles sur le terrain et 100 téléphonistes. Près de 135 000 électeurs ont été contactés par téléphone ou pendant le porte-à-porte.

Le parti a également installé un nombre record de 23 555 pancartes dans Montréal.

Un budget de plus d’un million de dollars a été consacré à cette campagne, et près de 425 000 $ de dons ont été récoltés.

Des finances au beau fixe

Financièrement, Projet Montréal « va bien », sourit Marie-Dominique Giguère.

À ce jour, sa formation dispose toujours d’un matelas de 185 000 $. « On est dans une bonne position et on pourra espérer bâtir une belle cagnotte électorale avant de réaliser une plus large campagne dans différents arrondissements en 2021 », ajoute-t-elle.

Projet Montréal ne cache d'ailleurs pas son intention, d’ici la prochaine élection, de faire « rayonner le programme et les valeurs de Projet Montréal dans chacun des arrondissements de la Ville, de la Rivière-des-Prairies au fleuve Saint-Laurent, du parc du Bout-de-l’Île jusqu’au parc-nature de l’Anse-à-l’Orme », tel que le mentionne Valérie Plante.

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