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Famille intoxiquée par des coraux : la maison finalement décontaminée

Un homme dans un habit jaune manipulant un corail.
Une équipe d'experts en urgence environnementale procède à la décontamination d'une maison dans laquelle une famille aylmeroise a été intoxiquée par des coraux. Photo: Radio-Canada / Jacaudrey Charbonneau

Une équipe d'experts en urgence environnementale a procédé samedi à la décontamination et à la sécurisation d'une maison dans laquelle une famille aylmeroise a été intoxiquée par des coraux.

L'intoxication s'est produite dimanche dernier, peu de temps après que le père de famille, Jason Laframboise, eut installé dans sa maison un aquarium contenant des zoanthides australiens, des coraux très communs vendus dans diverses boutiques. Ces coraux doivent être manipulés avec une grande attention, puisqu'ils libèrent un poison lorsqu'ils sont endommagés.

Des dizaines de compagnies avaient été contactées, notamment par M. Laframboise, avant d'en trouver une qui puisse prendre soin de la situation. Il s'agit de MD-UN, une entreprise de Saint-Jérôme spécialisée en matières dangereuses, qui est notamment intervenue lors du désastre de Lac-Mégantic.

C'était la première fois que l'entreprise faisait face à un problème de coraux, mais son responsable a assuré que l'intervention a été bien préparée.

C’est inhabituel, on n’est pas dans une zone géographique où ces coraux croissent, alors avoir une situation comme ça, c’est particulier.

Pierre Corriveau, chimiste et directeur de MD-UN

Équipés d'une combinaison, de bottes, de gants et de protection respiratoire, environ cinq travailleurs ont neutralisé les 3000 à 5000 coraux avec une solution javellisante, puis ont nettoyé les surfaces de la maison avec cette même solution.

Un soulagement pour la famille

M. Laframboise était heureux que ce problème, qui a forcé sa famille hors de sa maison depuis une semaine, soit en voie de se régler.

« J'ai trouvé ça long, surtout le fait que les services des incendies ne savaient pas quoi faire, le Centre antipoison ne savait pas quoi faire, c'était bien des questions non répondues. Je suis juste content qu'on ait trouvé une solution, ça a pris quand même cinq jours, mais je suis bien content », a dit le père de famille.

Beaucoup d'objets ayant absorbé le javellisant devront être jetés, comme les tapis, les jouets pour enfants et les sofas, mais M. Laframboise a obtenu l'information que ses assurances lui permettront de les racheter.

La famille ne sait pas encore quand elle pourra rentrer chez elle.

Craintes de la part d'un vendeur de coraux

Quelques jours après l'incident de Gatineau, selon le journal The Sacramento Bee, une famille du Texas semble avoir subi le même sort avec le même type de corail. Ces révélations sont si troublantes que la boutique MarineScape, à Ottawa, a décidé de ne plus vendre le corail en question.

« Ce qui me préoccupe, c'est que des gens se mettent à se départir de leurs coraux eux-mêmes », a exprimé le copropriétaire Keith Hamilton.

Il espère que ceux qui ont maintenant peur de leurs coraux prennent des mesures sécuritaires pour s'en débarrasser.

Avec les informations de Jacaudrey Charbonneau

Ottawa-Gatineau

Justice et faits divers