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Le ministre de la Sécurité publique et des Affaires municipales du Québec, Martin Coiteux.

Le ministre de la Sécurité publique et des Affaires municipales du Québec, Martin Coiteux

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Depuis quelques jours, les indices s'accumulaient. Le cabinet du ministre Martin Coiteux refusait de confirmer qu'il serait candidat aux élections. La date de son assemblée d'investiture n'avait toujours pas été fixée. Les rumeurs de corridors disaient que les contraintes de la politique pesaient lourd sur sa famille. Malgré tout, le départ annoncé du soldat Coiteux est une surprise.

Une analyse de Sébastien Bovet, chef du Bureau parlementaire à Québec

De sa démarche rapide à son aptitude à relever les défis que le premier ministre lui lançait, en passant par son approche méthodique, Martin Coiteux a en effet quelque chose de militaire.

Il faut limiter la croissance des dépenses? Martin Coiteux est l’homme de la situation. Il faut donner plus de pouvoir aux municipalités? Encore la mission de Martin Coiteux. On a besoin de quelqu’un pour attaquer la CAQ? Martin Coiteux s’en va au front.

Un conseiller de Philippe Couillard le surnomme d’ailleurs le carcajou de Nelligan. Il est rapidement passé de l’aile droite du trio économique libéral à pilier du gouvernement.

Le poids de la politique

Mais ce train de vie, cette ascension rapide, a un prix. La vie de famille en souffre. Il quitte la politique pour retrouver sa famille. Cette raison est sincère, nous n’en doutons pas. L’accolade chaleureuse qu’il donne à sa femme en point de presse en témoigne.

Reste qu’en étant ministre, un ministre important, M. Coiteux a goûté à la vue au sommet de l’Everest. La perspective d’aller à l’opposition, comparons ça à redescendre au sommet du mont Tremblant (cela dit en tout respect), est dure à envisager pour plusieurs ministres.

Ce n’est peut-être pas le cas de Martin Coiteux. Mais le passage de ministre à député de l’opposition peut être brutal. D’autres ministres y songent peut-être dans leur réflexion : Laurent Lessard, David Heurtel et Geoffrey Kelley, notamment.

L’homme de l’austérité?

Les politiciens sont toujours préoccupés par la place qu’ils laisseront dans l’histoire. Ils veulent être de bons ministres qui auront fait des réformes durables.

Martin Coiteux restera-t-il le ministre de l’austérité, celui qui a fermé le robinet des dépenses gouvernementales? Ou le ministre qui a redéfini les relations entre Québec et les municipalités, comme le souhaiterait Philippe Couillard?

Cette appréciation du chef libéral s’explique peut-être par le fait que la commande de la rigueur ou de l’austérité venait du premier ministre lui-même. Normal qu’il souhaite qu’on pense à autre chose.

À court terme, Martin Coiteux restera le ministre de la rigueur-austérité. Le jury devra délibérer encore quelques années avant de déterminer s’il devient le ministre de la réforme de la relation Québec-municipalités.

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