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Une bataille de terrain pour la campagne électorale dans la Capitale-Nationale

Quebec Premier Philippe Couillard chats with owners Antoine Bernatchez, centre, and Olivier Giguere during a visit of a micro-brewery in Stoneham, Quebec on Thursday, March 1, 2018. THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot

Philippe Couillard visite une microbrasserie à Stoneham en mars dernier.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

N'ajustez pas votre appareil ; il reste encore cinq mois avant le jour du scrutin au Québec. Bien que le déclenchement de la campagne électorale soit encore loin, les partis s'y préparent activement. L'objectif est d'occuper le plus possible l'espace public, plus tôt que tard.

Un texte de Louise Boisvert

Radio-Canada a fait appel aux organisateurs de campagne des partis représentés dans la région de la Capitale-Nationale pour faire le point. Tous reconnaissent que la campagne électorale est amorcée.

« Elle est déjà lancée », affirme sans détour Josée Lévesque, organisatrice de la campagne à l'échelle de la province pour le Parti libéral du Québec (PLQ). « Tout est en place, nos équipes sont prêtes sur le terrain », confirme-t-elle.

Il ne reste plus que quelques investitures à annoncer. Au PLQ, tous les ministres de la région sont de retour, seulement trois députés ont confirmé qu'ils ne seront pas de la prochaine course.

Josée Lévesque veut que tous les candidats soient connus avant l'été. « Ça, c'est mon souhait. Plus vite un candidat est annoncé, plus vite il commence le travail sur le terrain pour se faire voir et se faire connaître », précise-t-elle.

Depuis l'automne, les libéraux n'ont pas manqué une seule occasion de faire valoir leur bilan dans la région. Rassemblements partisans, visites d'entreprises et tournées des médias, le PLQ veut occuper l'espace public.

Autre signe. Pour la première fois, le parti libéral aura son quartier général à Québec pour la campagne électorale, boulevard Hamel.

Le message que l'on passe, c'est que la région de Québec est importante pour nous.

Josée Lévesque, organisatrice en chef de la campagne du PLQ

La CAQ optimiste

La Coalition Avenir Québec (CAQ) n'est pas en reste. Le dernier congrès national du parti avant l'élection aura lieu à Lévis à la fin du mois.

Le chef, François Legault, sera l'invité de la Chambre de commerce de Lévis jeudi. Il fait régulièrement des apparitions à Québec pour présenter un candidat ou participer à des événements publics.

La CAQ répète qu'elle « ne tient rien pour acquis » mais ne s'en cache pas, elle croit être en mesure de remporter plusieurs circonscriptions dans la région. « Ici, il règne un fort sentiment de renouveau » affirme le porte-parole de la CAQ, Samuel Poulin.

François Legault en compagnie de la députée de Louis-Hébert, Geneviève Guilbault.

Francois Legault, Genevieve Guilbault

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Le parti promet des engagements qui répondent aux préoccupations des électeurs. « Le parti libéral est notre principal adversaire », ajoute le porte-parole.

Il reste encore plusieurs nominations à faire, mais le recrutement va bon train, selon lui. Il y aura des annonces jusqu'au déclenchement des élections.

Un château fort à conquérir

Même constat au Parti québécois (PQ) : « La soif pour du changement sur le terrain est incroyable », concède Denis Martel, président de l'exécutif régional de la Capitale-Nationale.

Pour cette élection-ci, la tâche est double pour le parti qui est bon troisième dans les sondages.

Non seulement il doit trouver une façon de faire passer son message dans un espace public largement occupé par le PLQ et la CAQ, il doit également se trouver un candidat qui va incarner les valeurs du parti québécois, comme Agnès Maltais l'a fait pendant 20 ans dans la circonscription de Taschereau.

La députée a annoncé qu'elle prenait sa retraite à la fin du mandat.

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, et la députée  Agnès Maltais lors d’un point de presse dans le bureau de la circonscription de Taschereau.

Le chef du PQ, Jean-François Lisée, et la députée Agnès Maltais

Photo : Radio-Canada / Cathy Senay

« On cherche une personne ministrable », annonce Denis Martel. Le parti québécois ne veut surtout pas perdre son seul comté qui lui a été fidèle ces dernières années. La lutte a été serrée la dernière fois. Le PQ a obtenu une majorité d'à peine 451 voix contre Florent Tanlet du PLQ. Ce dernier est déjà au travail.

À ce jour, une seule candidate a été confirmée dans la région. Il s'agit de Nathalie Leclerc pour la circonscription Charlevoix-Côte-de-Beaupré. D'autres investitures sont à venir, notamment dans Jean-Lesage.

Le transport au coeur de la campagne

Tous les partis à l'Assemblée nationale se sont prononcés en faveur du projet de réseau structurant du maire de Québec. Là où ils souhaitent se distinguer, c'est sur le dossier du troisième lien.

Le parti québécois ne veut pas rester en marge du débat. Sa position, plus nuancée, tranche avec celles de la CAQ et du PLQ. Le PQ ne s'engage pas à le construire coûte que coûte, il va attendre les résultats de l'étude d'opportunité qui sera complétée en 2020.

« Le dossier du transport, on n'y échappera pas », laisse tomber Denis Martel. Difficile de tirer son épingle du jeu dans ce contexte. « On le sait que ce ne sera pas facile », confie-t-il dans un long soupir.

Les élections provinciales se tiendront le 1er octobre prochain.

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