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Les néo-démocrates albertains veulent de nouveau faire mentir les sondages

Le député néo-démocrate d'Edmonton Lorne Dach frappe à une porte dans sa circonscription.
Le député néo-démocrate d'Edmonton Lorne Dach pense que sa proximité avec ses électeurs l'aidera à être réélu. Photo: Radio-Canada / Laurent Pirot
Radio-Canada

Élus sans y être préparés lors de la vague orange de 2015, les députés néo-démocrates albertains sont déjà en campagne pour leur réélection, persuadés de pouvoir à nouveau faire mentir des sondages très défavorables.

Un texte de Laurent Pirot

À un an de l’élection, un sondage réalisé pour Radio-Canada conclut que 53 % des Albertains pensent voter pour le Parti conservateur uni de Jason Kenney ou sont décidés à le faire.

Les néo-démocrates de la première ministre Rachel Notley ne rassemblent que 29 % des intentions de vote, selon cette enquête. « Ça se traduirait par une majorité écrasante » pour le PCU, explique Janet Brown, qui a réalisé le sondage.

Sondages impitoyables

Les députés néo-démocrates interrogés affirment que les enquêtes d’opinion défavorables qui s'accumulent ne les inquiètent pas. « Je me sens optimiste », affirme le député de Calgary-Currie Brian Malkinson, élu pour la première fois en 2015 avec moins de voix que le résultat cumulé des deux candidats de droite.

« Je tire mes impressions des discussions que j’ai avec les électeurs de ma circonscription », assure-t-il, reprenant un argument souvent répété par les députés interrogés par Radio-Canada : chaque élu assure que sa proximité avec les résidents de sa circonscription lui donne un avantage que les sondages provinciaux ne traduisent pas.

Lorne Dach, élu en 2015 dans Edmonton-McClung après trois échecs, travaille à renforcer ce lien avec les électeurs.

Porte-à-porte et économie

Avec ses bénévoles, il veut frapper à chacune des 14 000 portes de sa circonscription cette année et compte recommencer début 2019, juste avant les élections prévues au printemps.

« Je vais gagner le siège encore en rencontrant tous les électeurs et en discutant face à face de l’économie et de la construction du pipeline », assure-t-il.

L’activisme de Rachel Notley sur le dossier des pipelines est un atout.

Les députés espèrent aussi que le bilan économique du gouvernement Notley, qui a choisi de maintenir les dépenses en santé, en éducation et dans les services sociaux plutôt que de mettre l’accent sur des coupes dans le budget, les aidera.

Je pense que les gens commencent à constater les efforts que le gouvernement a faits.

Annie McKitrick, députée néo-démocrate de Sherwood Park
Jason Kenney affiche un large sourire devant ses partisans.Jason Kenney devient le premier chef élu du Parti progressiste conservateur. Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

La plupart des ministres du cabinet Notley ont annoncé leur intention d’être à nouveau candidats pour les prochaines élections. Sur les 25 députés conservateurs, quatre ont annoncé qu’ils ne se représenteraient pas.

Méthodologie

Ces données ont été recueillies par la firme Trend Research pour le compte de CBC. Un échantillon aléatoire de 1200 Albertains ont été contactés par téléphone et avaient le choix de répondre au sondage immédiatement ou plus tard, ou encore d'y répondre en ligne. Ils ont été sondés entre le 13 mars et le 5 avril 2018. La marge d’erreur est de 2,8 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Ce sondage a été suivi par des groupes de discussion auxquels ont participé 30 personnes. On peut consulter plus de données en ligne sur la page du dossier The Road Ahead (Nouvelle fenêtre) (en anglais).

Alberta

Politique provinciale