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Les enseignants adoptent leur contrat de travail avec la CSDM

Catherine Renaud devant la porte de la salle où avait lieu l'assemblée

Catherine Renaud, présidente de l'Alliance des professeures et des professeurs de Montréal, à la sortie de l'assemblée générale au cours de laquelle les enseignants ont accepté l'entente de principe avec la CSDM.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Réunis en assemblée générale jeudi soir, les membres de l'Alliance des professeures et professeurs de Montréal (APPM) ont entériné à 89 % l'entente de principe conclue avec la Commission scolaire de Montréal (CSDM) le 18 avril dernier.

Le conseil d’administration de leur syndicat leur avait recommandé l’adoption de cette entente qui maintient notamment des « arrangements locaux », dont le plus connu est celui qui permet de tenir une semaine de relâche en mars.

Les gains obtenus touchent les employés à statut précaire, de même que les professeurs spécialistes et ceux qui enseignent au préscolaire ou dans des classes d’accueil, a indiqué la présidente de l’APPM, Catherine Renaud, à la sortie de l’assemblée générale.

Des enseignants interviewés après la réunion ont souligné qu’il restait beaucoup d’enjeux à régler, en lien avec les besoins des élèves, la conciliation travail-famille et la lourdeur de la tâche, ce que reconnaît leur présidente.

« Les enseignantes et enseignants vont retourner dans leurs classes, des classes bondées, avec des élèves handicapés et en difficultés d’adaptation et d’apprentissage, qui n’ont pas les services nécessaires. […] On manque de place, on manque de locaux, il y a des problèmes de qualité de l’air dans les écoles. Il y a toujours aussi des problèmes de relations de travail avec la CSDM », a énuméré Mme Renaud.

Il y a deux semaines, les enseignants étaient prêts à tenir une journée de grève illégale en appui à leur négociation. Ce moyen de pression, qui aurait touché quelque 115 000 élèves et étudiants dans les secteurs de l'enseignement primaire, secondaire, aux adultes et professionnel, avait été adopté à 77 % lors d’une assemblée générale tenue le 12 avril.

Selon le syndicat, c’est ce qui a incité la CSDM à reprendre les négociations.

La convention collective qui lie la CSDM et ses enseignants du primaire, du secondaire ainsi que des centres de formation professionnelle et d'éducation des adultes était échue depuis 2010. Elle porte sur des clauses normatives comme la gestion des classes d'accueil et de francisation, ou encore la façon d'établir les listes de priorités.

Quant aux clauses salariales et aux principales clauses normatives, elles font partie d'une convention nationale entre la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), dont fait partie l'APPM, et le gouvernement du Québec. Cette deuxième convention a été ratifiée en 2016.

Avec des informations de Normand Grondin

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