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Un fossé inonde des résidences de l'avenue Abitibi à Malartic

Une rue inondée.

Photo prise le mardi 24 avril

Photo : Ginette Trudel

Radio-Canada

Le débordement d'un fossé a occasionné d'importants dégâts dans certaines résidences de Malartic en début de semaine. Des maisons de l'avenue Abitibi ont été inondées et ont subi d'importants dommages.

Un texte d'Émélie Rivard-Boudreau

Des propriétaires considèrent que la municipalité, ainsi que la minière Canadian Malartic, devraient les dédommager.

« D'habitude, ça n'arrive pas à nos maisons », raconte l'une des résidentes, Ginette Trudel.

Elle voit la ruelle derrière sa résidence complètement inondée pour un septième printemps. « Ils ont modifié l'écosystème du terrain pour faire place au stade [Osisko]. Depuis 2012, la ruelle de la rue Abitibi est toujours inondée au printemps », constate-t-elle.

Un homme et une femme posent pour la caméra, l'air mécontent.

Réjean Gariépy et Ginette Trudel

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Cette semaine, le débordement du fossé adjacent au stade, où se tient le Festival Western de Malartic, a pris une ampleur sans précédent, corrobore Sylvia Poulin, la fille d'une autre résidente de l'avenue Abitibi. « On n'a jamais vu ça, ma mère habite là depuis près de 40 ans. Ce n'est jamais arrivé auparavant », déclare-t-elle.

Personne à la ligne d'urgence

Dans la nuit de lundi à mardi, les deux voisines auraient tenté à plusieurs reprises d'appeler la ligne d'urgence de la municipalité, sans réponse.

Le directeur général, Gérald Laprise, tente d'élucider cette absence de réponse.

En ce qui concerne le débordement sans précédent du fossé, il avance que des résidents de l'avenue Abitibi et des commerçants du chemin du Lac-Mourier y auraient déversé trop de neige lors du dernier hiver.

Une personne marche avec des bottes d'eau dans une rue inondée.

Photo prise le mardi 24 avril

Photo : Ginette Trudel

« Ça a eu comme effet de faire une obstruction à l'écoulement des eaux. Immédiatement quand on a enlevé ça, on s'est aperçu que l'eau s'est mise à s'écouler naturellement vers la rivière Malartic », affirme-t-il.

Gérald Laprise invite les citoyens sinistrés à remplir une réclamation à la municipalité. Il affirme que les résidents et les commerçants seront sensibilisés sur le déplacement de leur neige. Il prévoit aussi étudier davantage si des modifications devraient être apportées au fossé entourant le stade.

L'hôtel de ville de Malartic.

L'hôtel de ville de Malartic

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

De son côté, Ginette Trudel veut être dédommagée pour au moins 50 000 $. Comme le stade porte le nom d'Osisko, la compagnie qui possédait antérieurement la mine Canadian Malartic, elle croit que la minière devrait aussi payer une partie de la facture.

« Je vais envoyer une mise en demeure à la Ville de Malartic et une à Canadian Malartic », déclare-t-elle.

De son côté, Canadian Malartic se dissocie de toute responsabilité puisque c'est la ville qui est propriétaire du terrain.

Abitibi–Témiscamingue

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