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Le site web de Parcs Canada truffé d’erreurs

Une capture d'écran du site web de Parcs Canada révèle des erreurs de français dans les sections sur les tarifs et les heures d'ouverture.

De nombreuses erreurs de français se retrouvent sur le site web de Parcs Canada, notamment sur les pages qui font la promotion des sites historiques nationaux.

Photo : Capture d'écran www.pc.gc.ca

Radio-Canada

De nombreuses erreurs de français et des traductions bâclées se trouvent sur le site web de Parcs Canada. Nous avons soumis les erreurs repérées à une traductrice professionnelle.

Certaines erreurs sont flagrantes. On peut notamment lire sur la page consacrée à un site historique que l'endroit sera ouvert du « 1er juillet au 4 septième [sic] » et qu’un autre site « ouvrir [sic] le 16 mai ». On indique également que « les droits s'appliquer [sic] » dans la section sur les tarifs. Sur d’autres pages, on note des traductions hasardeuses, des erreurs de ponctuation ou différentes graphies pour un même mot.

Interrogés sur ces erreurs apparentes, des traducteurs membres de l’Association des traducteurs et interprètes de l’Ontario nous ont confirmé qu’il s’agissait d’un travail fait à la va-vite et que plusieurs choses devraient être corrigées. « Cette "traduction" n’a pas été faite par un traducteur professionnel! C’est affreux », indique la traductrice agréée Julie Gendron.

Une capture d'écran du site web de Parcs Canada révèle des erreurs de français, notamment dans la section sur les tarifs.

Des traducteurs professionnels pensent que Parcs Canada a utilisé des outils de traduction automatique pour créer la version française de son site web.

Photo : Capture d'écran www.pc.gc.ca

Détérioration de la qualité

Julie Gendron a obtenu des contrats de traduction du gouvernement fédéral dans les dernières années. Elle affirme que, de manière générale, la qualité de la traduction s’est beaucoup dégradée et montre du doigt la diminution des tarifs pour les traducteurs pigistes. « Les traducteurs doivent désormais avoir une charge de travail énorme pour joindre les deux bouts », explique-t-elle.

Je me désole de constater la détérioration de cette profession qui me passionne.

Julie Gendron, traductrice agréée

La situation n’est pas plus rose du côté des agences de traduction, qui se rabattent parfois sur des outils de traduction automatique, selon Mme Gendron. On demande ensuite aux traducteurs de réviser des textes traduits par ordinateur plutôt que de « traduire dans les règles de l’art ». En fin de compte, les professionnels sont transformés en réviseurs et le résultat est souvent douteux, pense Julie Gendron.

Changements nécessaires

Après avoir été informé des erreurs que contenait le site web, un porte-parole de Parcs Canada a indiqué dans un courriel que l'Agence était déterminée à effectuer les corrections et « à mettre en œuvre les mesures nécessaires pour s’assurer que ce type d’erreurs ne se reproduise plus ».

L'Agence souligne qu'en raison de sa présence web imposante, « il est possible que des erreurs en français et en anglais se glissent dans le [notre] contenu ». Le site web de Parcs Canada compte plus de 15 000 pages dans les deux langues officielles.

Parcs Canada déclare cependant que le contenu qui est publié sur son site web est traduit par des traducteurs professionnels.

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