•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'accès à la propriété pour les milléniaux est de plus en plus difficile

Maison à vendre.
Une maison à vendre à Toronto Photo: Associated Press
Radio-Canada

Selon un nouveau rapport de l'entreprise de services immobiliers Royal LePage, les nouvelles règles en matière d'hypothèque et de simulation de crise ont accru la concurrence et réduit le pouvoir d'achat de la génération du millénaire au Canada.

En janvier, l’organisme fédéral indépendant qui réglemente et surveille le secteur financier, le Bureau du surintendant des institutions financières, a rendu obligatoire une simulation de crise pour tous les emprunteurs afin de s’assurer qu’ils puissent continuer de rembourser leur hypothèque en cas d'augmentation des taux d’intérêt.

Depuis, les millénaires au Canada ont perdu 16,5 % de leur pouvoir d’achat, selon le rapport de Royal LePage.

Ceux qui sont nés entre 1987 et 1993 ont maintenant un budget maximal de 203 246 $ pour un salaire moyen de 38 148 $.

Dans nos plus grandes villes, il est difficile pour les jeunes d’acheter une maison avec une seule source de revenus.

Phil Soper, PDG de Royal LePage

L’entreprise a aussi découvert que de plus en plus de jeunes envisagent d’acheter des biens plus petits ou carrément de déménager dans un secteur plus abordable.

Différentes stratégies

Le rapport dit aussi que si la plupart des millénariaux peuvent s'acquitter des paiements mensuels de leur hypothèque, beaucoup ont du mal à amasser suffisamment pour atteindre une mise de fonds de 20 %.

Royal LePage note que les jeunes ont donc développé différentes stratégies pour pouvoir accéder à la propriété.

Certains achètent avec leurs amis, d’autres s’appuient sur l’aide de parents et d’autres attendent simplement de s’installer avec un partenaire pour doubler leur pouvoir d’achat.

La situation à Toronto

À Toronto, davantage d’acheteurs de la génération du millénaire cherchent dans les banlieues, explique Phil Soper, le PDG de Royal LePage. D’autres font leurs cartons et quittent la région.

S’installer ailleurs et changer de travail, déménager dans des villes comme London et Kitchener-Waterloo est envisageable pour eux.

Phil Soper, PDG de Royal LePage

Phil Soper croit qu’il y a malgré tout une lueur d’espoir. Le ralentissement du marché immobilier dans la grande région de Toronto, combiné à des salaires qui augmentent, peut représenter une occasion unique pour les acquéreurs potentiels.

« Il y a une fenêtre qui va probablement durer toute cette année et l’année prochaine, explique-t-il. Certains pourront en profiter. »

Royal LePage a aussi déterminé que la taille moyenne d’une maison entre 325 000 $ et 425 000 $ est passée de 75 mètres carrés à 80 mètres carrés au cours de la dernière année.

Le rapport nuance toutefois ces données en affirmant que de nombreux logements en copropriété ont maintenant dépassé la barre des 425 000 $, faisant en sorte que les propriétés plus spacieuses situées dans le nord du Grand Toronto sont devenues le principal type de propriétés offertes dans cette échelle de prix.

Immobilier

Société