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Tuerie à la mosquée : un geste égoïste, mais pas terroriste, estime un psychiatre

Une illustration d'Alexandre Bissonnette, du juge et de la sténographe lors des procédures du 26 mars 2018.
Une illustration d'Alexandre Bissonnette lors de son passage au tribunal le 26 mars 2018 Photo: Radio-Canada / Francis Desharnais
Radio-Canada

« Ce crime-là est trop égoïste pour que ce soit du terrorisme », croit le psychiatre Gilles Chamberland, appelé par la Couronne à évaluer l'auteur de la fusillade à la mosquée de Québec.

Un texte de Yannick Bergeron

Le Dr Chamberland fait part de ses observations au tribunal après avoir rencontré Alexandre Bissonnette pendant 4 h, mercredi, au Centre de détention de Québec.

« Il n'embrassait aucune cause et n'a aucune revendication. Il l'a fait pour lui », a tranché le psychiatre.

Il estime par contre que le geste « est empreint de racisme » même si Bissonnette a affirmé le contraire lorsqu'il a plaidé coupable.

Le Dr Chamberland a informé le juge qu'il partageait les opinions des psychiatres qui ont témoigné pour la défense avant lui, mais qu'il voulait apporter des nuances.

Par exemple, il se questionne sur le risque de récidive évalué de faible à modéré.

« La question, ce n'est pas de savoir si monsieur risque de récidiver dans un vol à l'étalage, c'est de savoir qu'il pourrait récidiver dans un délit comme celui-là [une tuerie] », a expliqué le psychiatre.

Dans un tel contexte, « un risque sur un million, c'est encore trop, quant à moi », a lancé le psychiatre Chamberland.

Il sera le dernier témoin à se prononcer dans le cadre des observations sur la peine. Les plaidoiries doivent avoir lieu en juin.

Le juge François Huot ne ferme pas la porte à imposer des peines consécutives à Alexandre Bissonnette. Il a informé l'auteur de la tuerie de la mosquée qu'il entendra le débat sur la constitutionnalité de cette disposition du Code criminel.

Justice et faits divers