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Défunte incinérée par erreur : les nouvelles mesures se font attendre

Le salon funéraire de Berwick, en Nouvelle-Écosse.

Le salon funéraire de Berwick, en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada

La session parlementaire du printemps s'est terminée la semaine dernière à l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse, et le gouvernement n'a pas proposé les mesures promises pour prévenir les erreurs dans les salons funéraires.

En décembre dernier, la maison funéraire Serenity, à Berwick, dans la vallée d’Annapolis, avait confondu les corps de deux défuntes.

Sandra Bennett, âgée de 65 ans, a été incinérée, alors que Myrtle Wilson, âgée de 96 ans, a été embaumée et présentée comme étant Mme Bennett durant un hommage organisé par la famille au salon funéraire.

Le ministre responsable de Service Nouvelle-Écosse, Geoff MacLellan, avait promis de nouvelles mesures dès le printemps.

Une porte-parole de Service Nouvelle-Écosse, Marla MacInnis, mentionne qu’il y a des étapes à suivre et que le processus n'est pas complété. « Notre intention est de proposer des changements qui reflètent les recommandations découlant de l’enquête », dit-elle.

La Commission d'immatriculation des entrepreneurs de pompes funèbres et embaumeurs du Nouveau-Brunswick s’était penchée sur l’incident impliquant la maison funéraire Serenity. En mars, elle a blâmé le directeur de funérailles David Farmer et révoqué son permis, mais conclu que le propriétaire de l’entreprise, Anthony Facey, n’était pas fautif.

Une des principales recommandations de la Commission était l’étiquetage des corps dès leur réception par un salon funéraire ou un crématorium. Cette procédure, qui est suivie dans certains salons, aurait empêché un incident comme celui survenu à la maison funéraire Serenity.

Paul Walter, l’avocat qui représente la famille Bennett, n’est pas contrarié outre mesure par ces délais. « L’espoir de mes clients est que des changements essentiels soient apportés pour protéger le public, que cela se fasse rapidement ou non », affirme-t-il.

L’avocat dit que la famille a toujours de la difficulté à accepter ce qui s’est produit.

Une enquête inéquitable, selon la famille

Les Bennett ont choisi de ne pas participer à l’enquête sur l’incident, car ils l’estimaient inéquitable. Ils n’auraient pas eu le droit de poser des questions dans le cadre de cette enquête, mais les autres parties auraient pu les interroger.

La famille déplorait aussi de ne pas avoir le droit d’entendre les autres témoignages, puisque l’enquête se déroulait derrière des portes closes.

Une autre des recommandations de la Commission était d’envisager de rendre plus transparents les procédures de traitement des plaintes et le processus disciplinaire.

Avec les informations de CBC

Nouvelle-Écosse

Justice et faits divers