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La rencontre entre les deux Corées sera surveillée attentivement par des Winnipégois

Un homme en veston cravate.
Michael Czuboka a combattu en Corée, tout comme 20 000 autres soldats canadiens. Il surveillera attentivement la rencontre entre les deux chefs d'État coréens. Photo: Radio-Canada / Jason Empson

Lorsque le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, et le président sud-coréen, Moon Jae-in, se rencontreront pour un premier entretien en face-à-face depuis plus de 10 ans vendredi, des vétérans canadiens de la guerre de Corée et des Winnipégois d'origine coréenne surveilleront attentivement leurs échanges.

« Nous sommes très inquiets », souligne Michael Czuboka, 86 ans, un vétéran de la guerre de Corée.

« C'est terrifiant d’imaginer que les dirigeants de la Corée du Nord puissent laisser tomber des obus ou Dieu seul sait quoi d'autre sur Séoul. Ce serait un désastre total, nous pourrions perdre tout ce qui a été acquis lorsque nous nous sommes battus », ajoute-t-il.

Une nouvelle page d’histoire

La réunion aura lieu au sud de la frontière entre les deux pays, dans le village limitrophe de Panmunjom. C'est la première fois qu'un chef nord-coréen traverse la frontière depuis la fin de la guerre de Corée, en 1953.

Les sections clés du sommet seront télévisées. Michael Czuboka surveillera attentivement la situation même s'il se trouve à des milliers de kilomètres de là.

« J'espère que cette réunion aura lieu et qu'ils pourront prendre des décisions mutuellement acceptables pour permettre aux gens de vivre ensemble », dit-il.

L'ancien combattant a écrit plusieurs livres sur la guerre de Corée et il espère qu'une nouvelle page d’histoire sera écrite après cette rencontre.

Une rencontre impensable

Ce sommet était encore inconcevable l'année dernière, lorsque la Corée du Nord a conduit un sixième essai nucléaire et trois lancements de missile à longue portée.

« Pour moi, c'était très surprenant parce que la Corée du Nord a lancé plusieurs missiles, à plusieurs reprises. Je suis étonnée de voir avec quelle rapidité ils ont organisé cette rencontre », affirme Olivia Do, une Winnipégoise originaire de Corée du Sud.

Les États-Unis veulent le démantèlement vérifiable et irréversible du programme nucléaire de Pyongyang.

La Corée du Nord a annoncé qu'elle fermerait son centre d'essais nucléaires et suspendrait les essais de missiles nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux, mais ne veut pas dire si elle abandonnera ses armes nucléaires ou réduira la production de missiles et de composants connexes.

« Beaucoup de gens souhaitent que la Corée soit unie, parce que nous utilisons la même langue, nous sommes les mêmes personnes. Nous espérons que la rencontre sera un succès. Nous voulons la paix et la fin de la guerre dans la péninsule coréenne », affirme Mme Do.

Plus de 20 000 Canadiens ont combattu en Corée entre juin 1950 et juillet 1953. Environ 7000 autres membres des Forces canadiennes ont participé à une mission de maintien de la paix jusqu'en 1955.

Après les deux guerres mondiales, la guerre de Corée est le troisième conflit outre-mer qui a coûté le plus de vies à des soldats canadiens. En tout, 516 personnes sont mortes, et plus de 1200 autres ont été blessées.

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