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Une pétition pour restaurer le cimetière de Spirit Lake

Une pétition réclame que le gouvernement du Canada restaure le cimetière de l'ancien Camp d'internement de Spirit Lake, près d'Amos

Une pétition réclame que le gouvernement du Canada restaure le cimetière de l'ancien Camp d'internement de Spirit Lake, près d'Amos.

Photo : Facebook : Camp d'interprétation Spirit Lake

Radio-Canada

Une pétition réclame que le gouvernement du Canada restaure le cimetière de l'ancien Camp d'internement de Spirit Lake, près d'Amos. La pétition a été mise en ligne le 17 avril et a obtenu plus de 440 signatures en provenance de partout au Canada.

Un texte d'Émélie Rivard-Boudreau

Les signataires demandent que des cérémonies comémoratives puissent se tenir au cimetière, qui se retrouve, par contre, sur un terrain privé.

Entre 1915 et 1917, le camp de Spirit Lake a été l'un des 24 camps d'internement du Canada. Il a été le deuxième plus important au pays, avec 1200 détenus, majoritairement ukrainiens, qui étaient considérés comme de potentiels ennemis de l'État dans le contexte de la Première Guerre mondiale.

À proximité du camp, 19 personnes sont enterrées, mais leurs sépultures sont laissées à l'abandon.

« Ces gens-là ont le droit d'avoir le respect », considère le président de la Corporation du Camp Spirit Lake, Jim Slobodian. Ce dernier mène depuis plusieurs années, sans succès, un combat pour restaurer le cimetière, situé sur un terrain privé.

« Des démarches auprès du propriétaire, des démarches auprès de la Ville d'Amos, des démarches, un moment donné auprès du gouvernement provincial, même au niveau fédéral, au ministère du Patrimoine...c'est toujours tombé dans l'oubli », raconte-t-il.

Un citoyen lance un pétition

Un professeur d'origine ukrainienne du collège militaire de Kingston, en Ontario, a donc décidé de lancer une pétition. Jusqu'au 15 août, Lubomyr Luciuk demande aux Canadiens de presser le gouvernement fédéral.

C'est un lieu historique. Ceux qui sont morts là n'y étaient pas volontairement et ils ont été emmenés par le gouvernement fédéral.

Lubomyr Luciuk

Le propriétaire de la terre où est situé le cimetière a refusé notre demande d'entrevue. Lors d'un entretien téléphonique, il mentionne cependant que les proches des défunts ne se font pas refuser l'accès au cimetière et qu'ils peuvent le contacter en privé.

Abitibi–Témiscamingue

Histoire