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Collaborer pour mieux protéger les enfants autochtones

Deux femmes et un homme se tiennent dans un kiosque devant un micro.
La ministre du Développement de l'enfance et de la famille de la Colombie-Britannique, Katrine Conroy, en compagnie du premier ministre, John Horgan. Photo: La Presse canadienne / Darryl Dyck

Le gouvernement de la Colombie-Britannique veut réformer le système de protection de l'enfance des Autochtones en misant sur le dialogue et a déposé un projet de loi en ce sens à l'Assemblée législative.

L’objectif du gouvernement est clair : éviter de retirer les enfants à leurs familles ou de les couper de leur culture lorsque c’est possible. Le défi est toutefois de taille, souligne le représentant de l’enfance et de la jeunesse de la province, Bernard Richard.

On peut modifier la loi, [mais] si la culture qui prédomine est toujours une culture de supériorité, de paternalisme, on ne progressera pas beaucoup.

Bernard Richard, représentant de l’enfance et de la jeunesse de la Colombie-Britannique

Un lourd héritage

Le dialogue ne suffit donc pas, confirme sa prédécesseure, Mary Ellen Turpel-Lafond. Durant son mandat et encore aujourd’hui, elle a dénoncé la culture « de supériorité et de jugement » qui prévaut au sein de l’appareil gouvernemental.

Mme Turpel-Lafond considère le système actuel de protection de l’enfance comme l’héritier des pensionnats autochtones.

Le système de protection est, de bien des manières, la suite des pensionnats autochtones.

Mary Ellen Turpel-Lafond, ancienne représentante de l’enfance et de la jeunesse

Changement de mentalité

C’est donc un changement de mentalité qui s’impose, selon les intervenants. Un changement qui devrait commencer dès l’élaboration de la réforme, soutient la présidente de la Société autochtone de protection de l’enfance de la Colombie-Britannique, Mary Teegee.

Elle déplore le dépôt d’un projet de loi visant une réforme basée sur le dialogue avec les Premières Nations, mais pour lequel ceux qui travaillent auprès des enfants et dans leur culture au sein des communautés n’ont pas été consultés.

Selon elle, la réforme ne va pas assez loin. En plus du dialogue, elle voudrait que le concept de négligence dont on accuse certains parents soit mieux défini et que de l’argent soit investi pour que les enfants et leurs familles puissent faire valoir leurs droits.

Tant les représentants de l’enfance que Mme Teegee se réjouissent, tout en restant prudents, de l’ouverture affichée par le gouvernement, espérant tout de même qu’il ne s’agisse que d’une première étape sur le sentier de la réconciliation.

Colombie-Britannique et Yukon

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