•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Trois adolescents accusés d’agression sexuelle sont assignés à résidence

L'inscription « Palais de justice » sur un muret.
Le palais de justice de Montréal Photo: Radio-Canada / Charles Contant
Radio-Canada

Trois jeunes accusés, deux garçons et une fille âgés de 13 à 15 ans, ont été confiés à leurs parents sous de strictes conditions en attendant la suite des procédures judiciaires. Ils sont accusés d'avoir agressé sexuellement une jeune fille de 13 ans à Montréal, le mois dernier.

Un texte de Geneviève Garon

« Oui, je vais le faire », a déclaré d’une voix forte le père de l’accusée, en jetant un regard sévère sur sa fille de 13 ans, dans le box des détenus. L’homme a assuré la juge Pauline R. Laforce, de la Chambre de la jeunesse, qu’il n’hésiterait pas à dénoncer son enfant si elle ne respectait pas ses conditions.

La jeune fille n’en menait pas large, aux côtés de ses deux coaccusés de 15 ans, l’air tout aussi penaud.

Ils sont sous garde en Centre jeunesse depuis leur arrestation, jeudi dernier. Devant la gravité des faits reprochés, leurs avocats se sont entendus avec la poursuite pour les remettre entre les mains de leurs parents en « détention à domicile », une disposition prévue dans la Loi sur le système de justice pénale pour adolescents (LSJPA).

Parmi les conditions à respecter, les adolescents devront être à la maison 24 heures sur 24, sauf en compagnie de leurs parents ou pour aller à l’école. Ils ne peuvent accéder aux réseaux sociaux et doivent être supervisés pour naviguer sur Internet.

L’un des garçons de 15 ans a toutefois obtenu la permission de continuer à jouer dans une ligue de soccer, en présence d’un membre de sa famille.

Si un parent omet de dénoncer son enfant qui ne respecterait pas ses conditions, il pourrait faire face à des accusations.

Des conditions sévères pour des accusations graves

Les trois adolescents sont accusés d’avoir agressé sexuellement une jeune fille de 13 ans, dans un appartement de Montréal-Nord, le 24 mars dernier. La scène aurait été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux. Ils sont entre autres accusés d’agression sexuelle armée, de séquestration et d’infractions en lien avec la pornographie juvénile. Ils seront de retour en cour le 25 mai.

À sa sortie de la salle d’audience, le père de l’accusée a témoigné de l’empathie envers la présumée victime. « C’est désolant pour la personne à qui on a fait ça », a-t-il déclaré.

Un quatrième adolescent est en liberté et doit comparaître jeudi.

Un cinquième individu avait été arrêté par les policiers, mais il ne fait face à aucune accusation pour l’instant.

Certaines personnes impliquées dans le dossier vont à la même école que la présumée victime, a indiqué l'avocat de la défense, sans préciser s'il s'agit d'accusés ou de témoins.

La LSJPA interdit de dévoiler l'identité des accusés.

Grand Montréal

Procès et poursuites