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Deux femmes disent avoir été droguées dans un bar d’Halifax

Paige Fitzpatrick dans un lit d'hôpital.
Paige Fitzpatrick à l'hôpital Queen Elizabeth II, à Halifax. Photo: La Presse canadienne / Photo fournie par Paige Fitzpatrick
Radio-Canada

Deux étudiantes d'Halifax, Brittany Bernard et Paige Fitzpatrick, attirent l'attention sur la présence de ce qu'elles croient être un prédateur sexuel sévissant dans les bars de la ville. 

La police d’Halifax enquête sur les plaintes déposées par les deux femmes, qui croient avoir été droguées contre leur gré, samedi dernier au bar The Toothy Moose, un établissement du centre-ville.

Mme Fitzpatrick, 21 ans, et Mme Bernard, 20 ans, ont partagé sur leurs pages Facebook respectives les photos prises lorsqu’elles étaient à l’hôpital, et Mme Bernard a rédigé un témoignage (Nouvelle fenêtre) détaillé sur ce qui se serait produit ce soir-là.

La version des deux femmes

Selon les deux femmes, un inconnu aurait offert un shooter de tequila et un cocktail à la vodka à Mme Fitzpatrick au bar The Toothy Moose.

Les jeunes femmes disent que l’inconnu a aussi volontairement renversé le verre de vodka canneberge que Mme Bernard tenait à la main, et lui a offert de lui en payer un autre, ce que l’étudiante a décliné.

Mme Fitzpatrick aurait bu les consommations, et Mme Bernard aurait terminé le cocktail à la vodka qui aurait été offert à son amie avant que les deux femmes ne retournent sur le plancher de danse.

« Ça nous est rentré dedans instantanément », raconte Paige Fitzpatrick.

Nous avons toutes les deux perdu le contrôle de nos mouvements et nous nous sommes effondrées sur le plancher.

Paige Fitzpatrick

Les instants qui suivent sont confus. Elles disent s’être traînées jusqu’à la salle de bain, où elles auraient été violemment malades et auraient perdu conscience momentanément.

« J’ai dit à une fille que nous avions été droguées, et je crois qu’elle nous a aidés à alerter le portier », dit Mme Bernard, qui se rappelle avoir appelé sa mère.

Brittany Bernard assise sur un lit d'hôpital.Brittany Bernard à l'hôpital Queen Elizabeth II d'Halifax. Photo : La Presse canadienne / Photo fournie par Paige Fitzpatrick

Le portier est demeuré avec les deux jeunes femmes, disent celles-ci, jusqu’à l’arrivée de la mère de Mme Bernard, qui a conduit les étudiantes à l’hôpital.

« Ma mère est entrée pour aller chercher deux fauteuils roulants et a poussé Paige en premier », relate Brittany Bernard. « Elle était en plus mauvais état et a été admise [à l’hôpital] avant moi. »

« Je ne me souviens de rien à l’hôpital », dit Paige Fitzpatrick. « Je me souviens seulement m’être réveillée dans un lit d’hôpital, avec Britanny et sa mère penchées au-dessus de moi. »

Mme Fitzpatrick, qui a passé un électrocardiogramme à l’hôpital, explique que les médecins l’ont informée qu’elle avait été droguée, mais n’avaient pas été en mesure d’identifier la substance malgré des analyses sanguines.

Les substances auxquelles on réfère généralement lorsqu’on parle de « drogue du viol » incluent le plus souvent la kétamine, le rohypnol, et le gamma-hydroxybutyrique (GHB). Ces substances sont rapidement absorbées et métabolisées, ce qui rend difficile leur détection.

« J’aurais pu être violée ou enlevée, car je n’avais aucune idée où j’étais », confie Mme Fitzpatrick. Elle dit être terrifiée en repensant à la rapidité avec laquelle les effets se sont fait sentir, et combien de temps ils ont persisté.

Brittany Bernard dit que les deux femmes ont passé quatre heures et demie à l’hôpital Queen Elizabeth II, à Halifax. Elle remercie sa mère et le portier du Toothy Moose pour leur aide.

Un faux panache d'orignal au-dessus de la porte du bar The Toothy Moose.L'enseigne du bar The Toothy Moose. Photo : CBC / Patrick Callaghan

Une porte-parole de la police d’Halifax, Carol McIsaac, confirme avoir reçu des plaintes de deux femmes à la suite d’un incident allégué où des personnes auraient été droguées contre leur gré au bar The Toothy Moose.

Mme Bernard a indiqué sur Facebook que l’inconnu qui serait responsable est caucasien et plutôt petit.

D’autres femmes ont allégué dans les dernières semaines avoir vécu des incidents similaires dans trois bars différents du quartier nord d’Halifax.

Au journal The Coast en mars, elles avaient décrit avoir ressenti très rapidement un sévère état d’ébriété, des pertes de mémoire et des pertes de contact avec la réalité.

Avec les informations de La Presse canadienne

Nouvelle-Écosse

Justice et faits divers