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Le soccer québécois s'attaque aux commotions cérébrales

Stéphane Ledoux, neurologue
Stéphane Ledoux, neurologue Photo: Radio-Canada / André Jacques
Radio-Canada

Chaque saison, environ un joueur par équipe de soccer mineur est victime d'une commotion cérébrale dans la province. La Fédération de soccer du Québec a décidé de passer à l'action pour enrayer ce phénomène.

Un texte de Michel Chabot

Un comité formé de médecins, kinésiologues, thérapeutes, arbitres, entraîneurs, parents, etc. a énoncé une série de recommandations afin d’enrayer les blessures à la tête.

Échelonné sur un an, ce plan prévoit des mesures qui seront appliquées dès ce printemps. Ainsi, les joueurs de la catégorie mini ne feront plus de coups de tête.

À l’automne, un programme d’exercices des muscles de la charnière craniocervicale sera mis en place pour les enfants de moins de 12 ans.

« On aura un meilleur contrôle de la tête, de façon à assurer un meilleur geste technique, et ce, à l’aide d’un ballon dépressurisé ou d’un ballon mousse », dit le neurologue Stéphane Ledoux.

On veut ainsi minimiser les risques de blessures cérébrales, que les adolescentes sont les plus susceptibles de subir.

Au plan anatomique, et sans doute sur le plan de l’éducation aussi, les filles ont des muscles moins développés dans cette région-là (cou). Cela entraîne des déplacements à l’intérieur de la boîte crânienne qui sont de plus haute vélocité, ce qui les met à plus grand risque de commotion.

Stéphane Ledoux, neurologue

La médecine a déterminé que l’adolescence est une période critique. Lorsqu’une commotion cérébrale survient, les symptômes sont à la fois plus intenses et durent plus longtemps. D’où l’importance de faire preuve de vigilance.

Détection proactive

Parmi les recommandations principales, il y a le retrait immédiat d’un joueur soupçonné d’avoir subi une commotion cérébrale en cours de match, avec impossibilité de retour au jeu la journée même.

Le rapport du comité ad hoc sur les commotions cérébrales.Le rapport du comité ad hoc sur les commotions cérébrales Photo : Radio-Canada / André Jacques

Dans les ligues élites, l’équipe locale devra retenir les services d’un professionnel de la santé pour assurer la détection de telles blessures.

« Il y a obligatoirement un thérapeute du sport ou un physiothérapeute, formé, avec des connaissances en commotions cérébrales, qui a l’autorité sur le terrain pour retirer un joueur du match, indépendamment de l’opinion de l’entraîneur, des spectateurs et du joueur lui-même », ajoute le Dr Ledoux.

Dans les catégories non compétitives, la responsabilité de la détection sera partagée par les entraîneurs, les joueurs eux-mêmes et l’arbitre.

S’il a été victime d’un traumatisme crânien, un joueur devra se soumettre à une période d’inactivité de sept jours. Et avant de revenir sur le terrain, il devra obtenir l’approbation d’un médecin.

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