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Une étude confirme la détresse psychologique des agriculteurs du Témiscamingue

Une dizaine de personnes posent pour la caméra lors d'une conférence de presse.
Le portrait des familles agricoles du Témiscamingue a été dévoilé Photo: Radio-Canada / Tanya Neveu
Radio-Canada

Un portrait de situation des familles agricoles du Témiscamingue a été dévoilé mercredi par un regroupement de partenaires issus des milieux de la santé et de l'agriculture. Il confirme que les agriculteurs du Témiscamingue vivent de l'anxiété et de la détresse psychologique. À la lumière de ce document, il est donc proposé d'embaucher un travailleur de rang pour venir en aide à ces entrepreneurs.

Avec les informations de Tanya Neveu

La majorité des 335 exploitants agricoles du Témiscamingue vivraient des difficultés financières, de l'anxiété et des symptômes dépressifs.

C'est ce que révèle le portrait de situation des familles agricoles du Témiscamingue.

Des partenaires qui gravitent autour d'eux, comme les fournisseurs de services ou les institutions financières, ont été questionnés dans le cadre de cette étude.

Quelque 92 % d'entre eux affirment avoir reçu des informations de la part d'agriculteurs vivant des difficultés.

Ce pourcentage n'étonne pas le producteur laitier Sylvain Cossette. « Ça prouve que la santé mentale des agriculteurs ne va pas si bien que ça finalement », déclare-t-il.

Le portrait démontre également que les producteurs ont une charge de travail énorme comme en témoigne la chargée de projet Alex Tremblay.

« Toute la question du mode de vie et de la charge de travail d'un agriculteur, c'est pas du 8 à 4 et ça a un impact sur toute sa famille », affirme-t-elle.

Le portrait de situation des familles agricoles du Témiscamingue.Le portrait de situation des familles agricoles du Témiscamingue Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

La solution : un travailleur de rang

Cette étude confirme alors le besoin de mettre en place une ressource pour les agriculteurs, soit un travailleur de rang.

C'est ce que croit pertinemment la directrice générale du Centre de prévention du suicide du Témiscamingue, Lynda Clouâtre.

Ce qu'on est venu confirmer avec le portrait, c'est un besoin au niveau des services de proximité et c'est ce qu'est un travailleur de rang, il est proche des gens, dans leur milieu.

Lynda Clouâtre, directrice générale du Centre de prévention du suicide du Témiscamingue

Une annonce concernant l'embauche d'un travailleur de rang pourrait se faire d'ici le début de l'été, ne reste qu'à boucler le financement.

Abitibi–Témiscamingue

Santé mentale