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5,6 milliards pour aider la Syrie en 2018

Une femme et son fils lestent de la nourriture dans un panier de bicyclette, alors qu'un homme marche devant eux avec une boîte d'aliments.
Dans le camp de réfugiés de Al-Zaatari, à Mafraq, en Jordanie, des Syriens repartent avec de la nourriture donnée par l'organisme d'aide alimentaire de l'ONU. Photo: Reuters / Muhammad Hamed

La Syrie recevra 5,6 milliards de dollars en 2018 de donateurs internationaux, a annoncé mercredi le responsable des affaires humanitaires et des secours d'urgence de l'ONU, lors d'une conférence sur la question organisée à Bruxelles et réunissant 85 délégations.

« C'est un bon début, même si nous aurions souhaité davantage », a soutenu Mark Lowcock, en précisant que les États-Unis, un des plus importants contributeurs, n'avaient pas encore précisé le montant de leur engagement.

« Nous aurons des promesses supplémentaires d'ici à la fin de l'année », a-t-il indiqué, disant se baser sur les années précédentes.

Les organisateurs de la conférence espéraient recueillir au total 11,6 milliards de dollars pour 2018. L'ONU avait chiffré les besoins à 4,5 milliards de dollars pour l'aide humanitaire en Syrie et à 7,1 milliards pour soutenir les réfugiés dans les pays voisins.

Nous allons devoir opérer des choix. […] Nous devrons prioriser les gens les plus vulnérables.

Mark Lowcock, responsable des affaires humanitaires et des secours d'urgence de l'ONU

Mark Lowcock a notamment remercié l’Allemagne et la Grande-Bretagne pour leur don généreux.

L'Allemagne, comme la France, a d’ailleurs pris des engagements sur plusieurs années. Au total, l’Allemagne compte accorder 1,3 milliard de dollars à la Syrie dans les prochaines années.

« Les promesses pour les années 2019 et suivantes atteignent 4,4 milliards de dollars », a précisé M. Lowcock.

Quant au Canada, c’est 19,5 millions de dollars qu’il allouera à l’aide humanitaire en Syrie et au Liban. Cet argent fait partie de la somme de 1,6 milliard sur trois ans qui avait été promise par le premier ministre Justin Trudeau en février 2016 en réponse à la crise en Irak et en Syrie, et dont 840 millions devaient aller à l’aide humanitaire.

Des travailleurs creusent le sol à travers les ruines à Raqa le 18 avril 2018. Des travailleurs creusent le sol à travers les ruines à Raqa le 18 avril 2018. Photo : Reuters / Aboud Hamam

Un pays détruit

L’an dernier, la Banque mondiale avait estimé les dommages survenus au pays en guerre à 250 milliards de dollars américains (321 milliards de dollars)

Après huit ans de conflit, plus de 13 millions de Syriens ont besoin de recevoir de l’aide humanitaire, et près du quart de la population, soit environ 5 millions, a été déplacée dans les pays environnants, comme le Liban, la Jordanie et la Turquie, selon l’ONU.

La représentante de l’Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, a souligné lors de la conférence que l’UE, ainsi que plusieurs autres pays présents, refusait d’aider à rebâtir la Syrie tant qu’un véritable pas vers un processus de paix n’avait pas été réalisé à Genève entre le gouvernement du président Bachar Al-Assad et les groupes qui s’opposent à lui.

Quant au premier ministre libanais, Saad Hariri, il a déclaré que les conditions de vie des Syriens ne faisaient qu’empirer, et que « le Liban continue d’être un grand camp de réfugiés ».

Syrie : l'engrenage de la guerre
Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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